Quels livres demander au Père Noël en cette fin d'année 2020 ? Voici une sélection des livres qui ont marqué les critiques du Masque & la Plume depuis le début de la saison. Avec Julian Barnes, Sarah Chiche, Fatima Daas, Irène Frain, Lola Lafon, Ian McEwan, Laurent Mauvignier, Amélie Nothomb, Colson Whitehead.

Quels livres commander au père noël cette année ?
Quels livres commander au père noël cette année ? © Getty / Denis Sladkov / EyeEm
  1. L’Homme en rouge - Julian Barnes
  2. Par instants, la vie n’est pas sûre - Robert Bober
  3. Saturne - Sarah Chiche
  4. La petite dernière - Fatima Daas
  5. Un crime sans importance - Irène Frain
  6. Chavirer - Lola Lafon
  7. Les Démons - Simon Liberati
  8. Le Cafard - Ian McEwan
  9. Histoires de la Nuit - Laurent Mauvignier
  10. Royan. La professeure de français - Marie Ndiaye
  11. Les Aérostats - Amélie Nothomb 
  12. Nickel Boys - Colson Whitehead

"L'homme en rouge" de Julian Barnes

Le docteur Samuel Pozzi, né à Bergerac en 1847, pionnier de la gynécologie, était aussi un Don Juan que ses maîtresses avaient surnommé "l'Amour Médecin". Pozzi était aussi au cœur de la vie littéraire. Il était l'ami de Jean Lorrain, de Robert de Montesquiou, des frères Goncourt, de Leconte de Lisle. Il fut le médecin de Marcel Proust. C'est un portrait de la belle époque de la médecine d'alors. En 1918, Pozzi fut tué par un de ses patients et le titre fait référence à son portrait de John Sargent, en 1881, où il pose en robe de chambre rouge.  

8 min

"L’Homme en rouge" de Julian Barnes

Par Jérôme Garcin
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Arnaud Viviant : "C'est un pur bonheur toute cette esthétisation de la Belle Époque et du dandysme avec un accent sur la vie intellectuelle franco-anglaise à cette époque-là. Samuel Pozzi fait l'objet d'un merveilleux shopping intellectuel et décoratif".  

Patricia Martin : "Un livre totalement foutraque et distrayant où tout est raconté avec classe et flegme britanniques".

Michel Ciment : "Peu d'écrivains sont capables de faire ce que réalise Barnes" à noter l'extraordinaire qualité de la reproduction des tableaux dans ce livre. 

"Par instants, la vie n’est pas sûre" - Robert Bober

Dans ce recueil de souvenirs très joliment désordonnés, il y a une figure centrale, Pierre Dumayet, avec lequel l'auteur a réalisé de nombreux portraits d'écrivains. Il raconte comment celui-ci l'a vraiment réconcilié avec la littérature. Dix ans après leur séparation, il s'adresse à lui comme un grand frère, dans cette lettre posthume où passent André Schwarz-Bart, Marguerite Duras, Robert Doisneau, Georges Perec, Jean Tardieu

On est tous là, tous les critiques du Masque & la Plume, à vous le conseiller !

- Jérôme Garcin

7 min

"Par instants, la vie n’est pas sûre" de Robert Bober

Par Jérôme Garcin
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Olivia de Lamberterie en a pleuré : "C'est sublime. C'est un livre sur l'amitié. C'est un livre qui montre comment la lecture change la vie et console avec des choses extraordinaires". 

Si on doit prouver à quelqu'un que le livre est un bien essentiel, il faut lire ce livre.

Frédéric Beigbeder

J'ai été très bouleversé.

Patricia Martin

C'est un vrai livre de fraternité.

"Saturne" de Sarah Chiche 

Un roman qui s'ouvre par la mort, en 1977, de Harry, 34 ans, père d'une fillette de 15 mois, Sarah. Il était aussi l'héritier d'une dynastie de médecins ayant quitté l'Algérie après l'indépendance et qui a bâti un empire de cliniques privées en France. Mais voilà, contrairement à son frère, Harry était un rêveur, pas un gestionnaire. Il aimait les étoiles et avait épousé une femme, Ève, un peu trop libre et trop belle pour son milieu bourgeois. Le portrait romancé de ce fantôme de père que décrit son orpheline de fille.

6 min

"Saturne" de Sarah Chiche

Par Jérôme Garcin
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Olivia de Lamberterie : "Un roman de psychanalyste sur une histoire familiale terrible et douloureuse et très bien racontée. 

Je l'ai lu d'une traite ! 

Patricia Martin : "Sarah Chiche va très loin dans ce qui est irrémédiable, elle raconte les choses de façon absolument bouleversante". 

J'ai pleuré en lisant.

Arnaud Viviant : "Un chef-d’œuvre, un roman de psychanalyse très efficace qui présente un climat familial extrêmement oppressant avec des scènes très précises et un vrai rapport avec la mémoire".

"La petite dernière" de Fatima Daas

Elle est la révélation de cette rentrée littéraire à seulement 25 ans : « Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Je suis une menteuse, une pécheresse. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi [...] ». 

Cette jeune homosexuelle musulmane signe une autofiction dont le rythme et le refrain "je m'appelle Fatima Daas" revient presque à toutes les pages.

Il fallait oser. Elle l'a fait. Elle rencontre un grand succès !

- Jérôme Garcin 

8 min

"La Petite dernière" de Fatima Daas

Par Jérôme Garcin
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Nelly Kaprièlian : "J'ai adoré. Il y a une vraie voix littéraire singulière. J'aime le rythme. 

J'étais absolument sous le charme.

Arnaud Viviant : "Ce livre comprend quelque chose qui est en train de naître dans la littérature française : l'idée de prise de parole. Il y a une vision de la banlieue qui n'est absolument pas misérabiliste et qui reste très vivante".

Ce texte est poignant et important.

Patricia Martin : "C'est un livre qui m'a bouleversée. C'est une psalmodie hurlante avec des mots dont on a l'impression qu'ils lui viennent tout seuls."

"Un crime sans importance" d'Irène Frain

Ce n'est pas un roman, mais un récit, une enquête qui raconte un meurtre atroce : celui de Denise, 79 ans, qui a été massacrée au marteau le 8 septembre 2018 dans son pavillon de banlieue dans l'Essonne, par un serial killer. Denise était la sœur aînée et la marraine d'Irène Frain qui se souvient d'elle en même temps qu'elle dénonce les carences et les absences de ce couple police-justice qu'elle surnomme "le mastodonte". Denise a joué un grand rôle dans l'éducation d'Irène : elle lui a fait découvrir la littérature et puis après, elle a été diagnostiquée maniaco-dépressive et a rejoint l'Église évangélique. Il y a eu ce crime, il y a eu ce livre qui permet à ces deux sœurs, qui s'étaient éloignées, de se retrouver. 

6 min

"Un crime sans importance" d’Irène Frain

Par Jérôme Garcin
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Jean-Claude Raspiengeas : "Ce qui est terrible, c'est le mur de silence auquel se retrouve confrontée l'auteure, avec très peu d'indices. C'est ce sur quoi repose vraiment le récit et lui permet de mesurer la distance qui s'était créée avec sa sœur". 

Le livre a une vraie valeur.

Patricia Martin : "C'est un livre terriblement aimant et son obstination est absolument incroyable".

Olivia de Lamberterie : "Il y a une vraie beauté sur la modestie de cette femme et autour de ce double silence à laquelle elle est assignée".

Arnaud Viviant : "Il y a de très belles idées, c'est très intéressant, très intelligent, doué d'une force absolument incroyable".

"Chavirer" de Lola Lafon

Voici l'histoire de Cléo, 13 ans, jeune danseuse de modern jazz dans une MJC de la banlieue parisienne. Au milieu des années 1980, elle est repérée par une certaine Cathy, qui représente une mystérieuse fondation qui offre des bourses d'études aux jeunes filles. C'est un piège sexuel, qui fera de Cléo, et c'est peut-être le pire dans le livre, une rabatteuse. Elle livre des collégiennes à des hommes. Et puis, après elle devient une danseuse de cabaret, une danseuse de proximité, une danseuse aussi sur les plateaux télévisés de Michel Drucker. Elle raconte le destin de ses 13 à 48 ans, avec des témoignages de celles et ceux qui l'ont connue jusqu'au jour de 2019 où la police enquête enfin sur cette fondation.

8 min

"Chavirer" de Lola Lafon

Par Jérôme Garcin
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Frédéric Beigbeder : "C'est très bien vu. Elle m'épate encore plus qu'à ses débuts".

Jean-Claude Raspiengeas : "C'est une description absolument formidable dont le pivot est la lutte des classes. C'est magnifique, c'est bien construit, c'est puissant et riche. 

Je recommande absolument ce livre.

Olivia de Lamberterie : "C'est un grand roman, très maîtrisé, très bien construit. Elle montre qu'elle est une grande romancière". 

Arnaud Viviant : "c'est un très beau portrait de femme et la construction d'un vrai personnage".

"Les Démons" - Simon Liberati

Portrait de groupe d'une jeune, et plutôt belle, fratrie dans son domaine familial de Fontainebleau. Taïné, Serge et le cadet le plus fou, Alexis, plus Donatien, l'ami de la famille aux mains d’assassins. Une fratrie frappée par un accident sur l'autoroute du Sud. On est au printemps 1967, au moment où le monde bascule vers une époque nouvelle : la pop, la drogue, le plaisir et la guerre du Vietnam. Serge meurt broyé dans sa Maserati, Taïné est défigurée, et part refaire son visage aux États-Unis. Quant à Alexis, il ne s'appartient plus. Un roman qui se déroule à Paris, New York, Rome, Bangkok… où on croise notamment Truman Capote, Andy Warhol, Paul Morand, Chardonne, Aragon, Elsa Triolet. 

Un roman d'une rare ambition qui mêle l'intrigue balzacienne à l'hymne pop.

- Jérôme Garcin

7 min

"Les Démons" de Simon Liberati

Par Jérôme Garcin

Patricia Martin : "J'ai adoré ce livre. Les mots sont choisis, c'est mélodieux. C'est une peinture à la fois romanesque et historique".

Arnaud Viviant : "D'un point de vue littéraire, il surclasse tout le monde. C'est un styliste absolument hors pair".

Frédéric Beigbeder

C'est un écrivain éblouissant. Personne n'écrit des livres pareils.

"Le Cafard" - Ian McEwan

Le cafard, Jim Sams, prend possession du corps du Premier ministre britannique avec une mission : porter la voix du peuple. Boris Johnson n'a pas été, vous l'avez compris, piqué par une mouche, mais manipulé par un cafard. McEwan, très hostile au Brexit, dénonce dans la préface de cette fable le chauvinisme des Anglais, leur hostilité envers les étrangers et les politiciens cyniques qui les dirigent.

7 min

"Le Cafard" de Ian McEwan

Par Jérôme Garcin
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Michel Crépu : "Ça fait longtemps que McEwan montre son talent extrêmement fin, drôle, ironique et impertinent". 

Arnaud Viviant : "Des pages sublimes, farfelues avec une métaphore du Brexit, c'est juste incroyable."

C'est un chef-d'œuvre !

Olivia de Lamberterie : "Un livre qui donne certes le cafard, mais qui reste fascinant par un récit qui offre une inversion du cours de l'argent".

"Histoires de la Nuit" - Laurent Mauvignier

C'est dans la gendarmerie de La Bassée que tout un commence, un bourg du centre de la France où Christine est une artiste-peintre. Autrefois parisienne, elle vient montrer les lettres anonymes fielleuses qu'elle reçoit régulièrement. Christine habite un hameau au nom étrange "L'écart des trois filles seules". Elle a pour voisin un infirmier, Patrice, sa femme, Marion, qui travaille dans une imprimerie, et une fille de dix ans, Ida. Ce jour-là, on doit fêter les 40 ans de Marion. Mais l'angoisse monte, il y a des ombres qui rôdent autour du hameau, le chien de Christine a été tué au couteau dans la grange et des hommes armés finissent par apparaître. Ce sont trois frères qui s'invitent à la fête. Ils viennent du passé de Marion, dont on comprend qu'elle a beaucoup à cacher. C'est la première fois qu'il plonge ses héros, ces laissés-pour-compte quels que soient les livres, dans un livre noir.

Ce livre m'a bouleversé et effrayé.

- Jérôme Garcin 

11 min

"Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier

Par Jérôme Garcin

Olivia de Lamberterie : "J'ai adoré ce livre parce qu'il réconcilie deux sentiments : l'empathie et l'effroi". 

On est autant pris par l'histoire que par la voix de Mauvignier. C'est vraiment très, très beau.

Jean-Claude Raspiengeas : "C'est un très grand livre, passionnant, impressionnant, fascinant par le travail littéraire qui présente une mécanique qui monte crescendo."

Patricia Martin : "Un livre savamment construit, qui a le sens du moindre détail et offre des scènes magnifiques".

"Royan. La professeure de français" de Marie Ndiaye

Un texte très éruptif, très désespéré. Gabrielle, originaire d'Oran, comme l'actrice Nicole Garcia, est professeure de français dans un lycée de Royan. Elle redoute de rentrer chez elle parce qu'elle sait que sur le palier de son appartement l'attendent les parents de son élève Daniela qui s'est jetée du troisième étage par la fenêtre de la classe. Un livre très court de 60 pages. 

8 min

"Royan. La professeure de français" de Marie Ndiaye

Par Jérôme Garcin
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Olivia de Lamberterie : "C'est un texte extraordinaire, doté d'une rage qui balaie absolument tous les clichés qu'il peut y avoir sur la responsabilité autour d'un suicide. C'est l'histoire d'une femme qui s'est construite en refusant les codes de la séduction".

Un texte d'une richesse inouïe. 

Patricia Martin : "Certes c'est extrêmement cruel et dérangeant mais j'ai hâte de lire ses autres romans !"

Arnaud Viviant : "Un texte extrêmement fort car il y a l'expression inédite d'une violence permanente à l'école qui est partagée entre, à la fois, la violence des élèves et celle du professeur. C'est une vision de l'éducation qui n'est jamais dite".

"Les Aérostats" d'Amélie Nothomb 

Amélie Nothomb signe son 29e roman. Ange d'Aulnoy, 19 ans, une étudiante belge en philologie, va donner des cours de diction à Pie, un lycéen dyslexique de 16 ans, qui se vante de n'avoir jamais ouvert un livre et méprise ses parents. Ange va faire découvrir à Pie, qui a la passion des Aérostats, les grands textes de la littérature l'Iliade et l’Odyssée, Le Rouge et le Noir, La Métamorphose ou encore Le Diable au Corps. 

4 min

"Les aérostats" d'Amélie Nothomb

Par Jérôme Garcin
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Arnaud Viviant : "C’est l’Amélie Nothomb que j'aime. Elle est absolument parfaite. Il y a une espèce d'économie de moyens, de sobriété. C'est très beau". 

Vous avez votre petit bonheur de lecture.

Frédéric Begbeider : "Parler de littérature et de sa jeunesse, c'est ce qu'elle sait faire de mieux". 

On a tout ce qu'on aime chez elle.

Olivia de Lamberterie : "C'est un livre sur ce que procure la lecture : c'est un livre pour nous !"

"Nickel Boys" de Colson Whitehead

Le roman qui lui a valu son deuxième prix Pulitzer. Nous sommes transportés dans la Floride ségrégationniste des années 1960, où l'on découvre l'existence d'une maison de correction, la Dozier School for boys, où l'on prétendait transformer les délinquants en hommes honnêtes et honorables, et où les enfants noirs ont été torturés jusqu'à la mort. C'est dans cette maison, rebaptisée par Whitehead, qu'est envoyé après une erreur judiciaire Elwood Curtis, qui connaît par cœur les discours de Martin Luther King. Cette institution sinistre a existé en toute impunité pendant plus d'un siècle et n'a fermé ses portes qu'en 2011 : 

10 min

"Nickel Boys" de Colson Whitehead

Par Jérôme Garcin
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Jean-Claude Raspiengeas : "La roue du racisme, de l'injustice, du malheur avec une fin absolument magnifique et un retournement stupéfiant".

Patricia Martin : 

Ce livre est vraiment une grenade dégoupillée. Il est la fois extraordinaire et en même temps désespérant. 

Olivia De Lamberterie : "C'est le roman de la terreur et de l'épouvante avec un retournement inattendu".

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