Un mois et demi après la rentrée, il manque toujours des manuels scolaires ou des tablettes numériques dans les lycées. Conséquence de la réforme : les nouveaux programmes pour les élèves de seconde et de première ont obligé les éditeurs à fabriquer les manuels en urgence.

Un mois et demi après la rentrée, il manque toujours des manuels scolaires ou des tablettes numériques dans les lycées
Un mois et demi après la rentrée, il manque toujours des manuels scolaires ou des tablettes numériques dans les lycées © Radio France / Stéphanie Berlu

À quelques jours des vacances de la Toussaint, certains élèves doivent encore patienter : 10% des manuels ou tablettes n'ont pas été distribués en Île-de France. Avec la réforme du lycée et les nouveaux programmes, il a fallu remplacer tous les manuels scolaires pour les classes de seconde et de première. Et les régions ont mis du temps à faire leur choix.

Chaque région a fait des choix différents

En Île de France, par exemple, les établissements ont opté pour des manuels papiers ou numériques. Au total 660 000 tablettes dont 20 000 pour les enseignants devaient être livrées. Marie-Carole Ciuntu, vice présidente de la région Île de France en charge des lycées, affirme que "90% de la distribution sera effective d'ici la fin de la semaine, au moment des vacances de la Toussaint". Pour les 10% restants, tout sera terminé quelques jours après les vacances. 

L'arrivée des tablettes jusqu'aux élèves prend souvent plus de temps. En effet, les établissements ont voulu que ce soient les enseignants qui en bénéficient en premier, pour se familiariser avec l'outil. Dans un deuxième temps, elles sont distribuées aux élèves. 

Des problèmes d'assurance pour les familles

Le passage au numérique n'est donc pas forcément un gage de rapidité. La région Grand Est par exemple a choisi le tout numérique. Mais dans la Marne, les ordinateurs sont à l'arrêt, comme l'explique le porte-parole des parents d'élèves de la Peep Hubert Salün : "Ce qui est compliqué, ce sont les questions d'assurance pour les familles parce qu'elles doivent assurer le matériel pour un prix assez élevé. Il y a aussi des problèmes de charge, d'accessibilité au niveau d'internet. Par exemple, dans les établissements, ils se sont aperçus en installant des prises qu'il y avait des questions d'amiante... Pour l'instant, ce n'est pas encore au point, il y a eu un sentiment de précipitation". 

En attendant, les photocopieuses fonctionnent à plein régime dans les établissements depuis la rentrée. 

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