En 1983, les maires de moins de 40 ans représentaient 12% des édiles, contre 4% aujourd'hui. Les jeunes élus font aussi plus souvent partie des professions intellectuelles supérieures que leurs aînés.

En 1943, 12 % des maires avaient moins de 40 ans, contre 4% aujourd'hui.
En 1943, 12 % des maires avaient moins de 40 ans, contre 4% aujourd'hui. © Maxppp / Jean-François Frey

Les maires ont de plus en plus les cheveux blancs. En 1983, 12 % d’entre-eux avaient moins de 40 ans. Lors des élections municipales de 2014, la proportion a fondu : ils ne sont plus que 4%. C’est ce que relaie une étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), que France Inter s’est procurée. 

De jeunes élus plus diplômés que leurs aînés

26% des jeunes élus municipaux font partie de la catégorie des cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 16% sur l'ensemble des élus. Autre constat marquant : ils ne sont que 3% à être ouvriers, alors que 10% des élus municipaux le sont. Des formations suivies à Sciences Po Paris, dans les IEP de province ou les études de droit servent de tremplin à ces jeunes élus.

Un certain nombre de jeunes édiles ont une expérience de la politique. Ils ont déjà occupé des postes d'adjoints au maire ou de conseillers municipaux, ont fait des stages auprès d’un chef de cabinet, travaillé comme assistants parlementaires… Ils sont donc plutôt rodés quand ils enfilent l’écharpe tricolore, et se sentent globalement compétents pour exercer leur fonction.

Un clivage entre les connaisseurs et les novices

Mais d’autres, dont c’est la première expérience politique, le vivent plus mal. Une jeune maire livre ainsi son ressenti : "J’ai l’impression d’être passée sous un tsunami. Il y a eu la constitution des groupes de travail, et je me souviens que cela était très compliqué, car la première chose que nous avons eu à faire était de voter le budget. Donc, quand il faut tout découvrir et quand vous sortez de nulle part, cela pose une vraie question en termes de renouvellement politique".

J’ai l’impression d’être passée sous un tsunami

Autre tendance révélée par l'étude : les jeunes maires, pour la grande majorité, s’engagent totalement dans leur mandat, au détriment de leur vie familiale et conjugale. 

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