Des rassemblements ont lieu à Paris et dans toute la France. Une initiative du collectif Nous Toutes. Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations ont appelé à y participer.

Des marches ont lieu à Paris, Marseille, Lille, Bordeaux... Des départs collectifs sont aussi organisés.
Des marches ont lieu à Paris, Marseille, Lille, Bordeaux... Des départs collectifs sont aussi organisés. © Google Maps

Des marches contre les violences sexistes et sexuelles sont organisées ce samedi à Paris et en région. Une initiative du mouvement Nous Toutes, avec pour objectif de "faire bouger notre pays, obtenir des mesures des pouvoirs publics et en finir avec les violences sexistes et sexuelles que subissent en immense majorité les femmes et les enfants". 

La manifestation principale partira à 14h place de l'Opéra à Paris, pour se rendre place de la Nation. Des proches de victimes de féminicides seront en tête de cortège.

La carte des manifestations en région

Des marches auront lieu dans toute la France : à Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Perpignan, Montpellier, Dijon, Châteauroux, Nice, La Rochelle, Tours… Vous pouvez consulter la liste complète des rassemblements, ainsi que des départs groupés, sur cette carte :

Le collectif Nous Toutes a aussi organisé une collecte en ligne pour financer le transport jusqu'à Paris ou la garde d'enfant des manifestants.

Mettre la pression sur le gouvernement

Selon Anaïs Leleux, membre du collectif Nous Toutes, l'objectif est d'être "un maximum dans la rue pour mettre la pression sur le gouvernement", à deux jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes et des annonces du Grenelle des violences conjugales promises par l'exécutif.

Depuis quelques jours, des participantes font des tractages quotidiens pour préparer la grande marche parisienne. Laurence Cuzzolin est militante depuis l'an dernier, et s'attend au micro de France Inter à voir beaucoup de monde dans la rue pour mettre la pression au gouvernement : "La revendication est toujours de demander 1 milliard, pour toutes les actions nécessaires, accueillir notamment les femmes battues par leur conjoint", explique-t-elle. "Jusqu'à présent, les actions proposées n'étaient pas vraiment à la hauteur des attentes".

Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et plusieurs personnalités, dont les comédiennes Muriel Robin, Julie Gayet ou Virginie Efira ont appelé à rejoindre le défilé. Dans les lycées et les universités, une centaine de groupes de jeunes se sont également constitués pour y participer.

Depuis début 2019, 136 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Chaque année, quelque 220 000 femmes subissent des violences sexistes ou sexuelles, dont 93 000 sont victimes de viol ou tentative de viol.

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