C'est simple mais il fallait y penser. SMG, entreprise de tôlerie, à Saint-Paul près de Beauvais dans l'Oise, a développé le "pince mi", un petit accessoire en métal qui s'ajoute aux masques, portés pour lutter contre le coronavirus. Objectif : éviter la buée pour les porteurs de lunettes.

L'entreprise de tôlerie SMG près de Beauvais a inventé le "pince-mi", accessoire pour masques qui évite la buée sur les lunettes
L'entreprise de tôlerie SMG près de Beauvais a inventé le "pince-mi", accessoire pour masques qui évite la buée sur les lunettes © Radio France / Rémi Brancato

C'est une invention toute simple, mais que SMG, entreprise de tôlerie, à Saint-Paul près de Beauvais, dans l'Oise a déjà déposé à l'Institut national de la propriété intellectuelle. Le "pince mi" est un petit bout de métal, de tôle ou d'aluminium qui vient adhérer sur le masque chirurgical ou se coudre sur le masque en tissu, au niveau du nez, pour le serrer, et éviter à l'air expiré de circuler en direction des lunettes.

Résoudre le problème de buée des salariés porteurs de lunettes

Cette idée est née d'un constat partagé pour beaucoup dans l'atelier de cette PME de 100 salariés. "Je suis porteuse de lunettes et le fait de porter le masque toute la journée, ce n'est pas possible, on ne voit rien" témoigne Céline, au micro de France Inter. À l'atelier, à la reprise du travail, mi avril, elle a fait part du problème à sa hiérarchie.

Dans l'atelier de l'usine SMG, près de Beauvais
Dans l'atelier de l'usine SMG, près de Beauvais © Radio France / Rémi Brancato

"Je monte des pièces sur ces boîtes en métal, il faut y voir clair, alors je suis allé voir mon directeur commercial en lui expliquant que nous étions plusieurs porteurs de lunettes gênés" raconte-t-elle.

Le directeur commercial, Gil Sitkiewiez, a relevé le défi et en quelques jours, le "pince mi" est né. "On s'est dit qu'un nom un peu rigolo dans une période compliquée permettrait d'intéresser les gens" explique-t-il. Depuis, l'accessoire, en tôle pour le coudre sur les masques en tissu, ou en aluminium avec adhésif pour les masques chirurgicaux, est commercialisé sur le site Internet de l'entreprise, à près de 20 euros les 20 pièces. 

Des commandes importantes

Les kits sont livrés avec mode d'emploi et patrons de couture. Et le succès est au rendez-vous, avec déjà près de 1 000 commandes de particuliers, sans compter les entreprises qui prennent contact, sans aucune publicité. "On est très peu connus mais on a un nombre de demandes qui nous surprend vraiment" sourit Gil Sitkiewiez.

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Trois salariés travaillent déjà à temps plein sur le projet et 2 000 pièces sont produites chaque heure. La cadence augmentera dans les prochaines semaines avec une production qui pourra monter à 1 million de pièces par semaine, selon le directeur commercial.

Le "pince mi" vient se coudre sur les masques en tissu
Le "pince mi" vient se coudre sur les masques en tissu © Radio France / Rémi Brancato

D'autant que l'accessoire, qui pourrait vite devenir indispensable aux porteurs de lunettes, se révèle utile aux autres. Dans l'entreprise, les salariés l'ont tous adopté. "Sans lunettes, le masque glisse et grâce au pince mi, il est maintenu et c'est confortable" témoigne Laurie.

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