Avec la date du 11 mai en point de mire, la filière industrielle des fabricants de masques augmente les cadences. Dans son intervention lundi soir, Emmanuel Macron a parlé de "masques grand public" dont devront s'équiper les Français pour sortir de chez eux. Encore faut-il qu'il y en ait un stock suffisant.

Un homologation est nécessaire pour les entreprises qui veulent produire des masques
Un homologation est nécessaire pour les entreprises qui veulent produire des masques © Maxppp / Mikaël ANISSET

Les lignes de fabrication tournent à plein régime. Depuis le 30 mars, la production de masques dits "grand public" est en constante augmentation. 4 millions la semaine dernière, 7 cette semaine. Sans doute plus de 10 la semaine prochaine. Il y a en tout une centaine d'entreprises à ce jour qui se sont lancées.

Le processus d'homologation est très strict

Les industriels doivent d'abord fabriquer des prototypes sur la base des recommandations des autorités sanitaires. Les masques sont ensuite testés en laboratoire, par la Direction générale de l'armement. On leur y fait passer toute une série de tests, y compris celui de la machine à laver à 30 ou 60 degrés, puisque les masques grand public devront être réutilisables. Il y a aussi l'épreuve du séchage et même du repassage. Le fer à plus de 100 degrés peut avoir pour effet de resserrer les mailles textiles, et donc d'augmenter l'efficacité du masque.

Les défauts constatés sont signalés aux industriels. Couture mal placée, deuxième couche textile insuffisante, et ce n'est qu'après avoir procédé aux corrections demandées que les industriels peuvent démarrer la production.

Deux questions demeurent à ce stade. 

  • Comment ces masques seront-ils distribués au grand public ? 
  • Faudra-t-il les estampiller d'un logo officiel pour rassurer sur leur efficacité ?

Ces points sont actuellement en discussion entre le ministère de l'Économie et Matignon.

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