Dans le rapport 2016 d'Amnesty international, l'organisation pointe l'absence de stratégie et de générosité des pays occidentaux en matière d’accueil des réfugiés.

Au Liban, de nombreux réfugiés syriens habitent dans des camps au plus près de la frontière syrienne.
Au Liban, de nombreux réfugiés syriens habitent dans des camps au plus près de la frontière syrienne. © Radio France / Mathilde Dehimi

Amnesty international rend un rapport concernant les réfugiés et pointe "l'égoïsme des pays riches" qui d'après ce document "ne fait qu'aggraver la crise". Dans ces données qui proviennent essentiellement du Haut Commissariat aux réfugiés , on note un premier chiffre étonnant : 10 pays accueillent 56 % des réfugiés. Une responsabilité beaucoup trop lourde pour des pays qui ne sont pas les plus riches et qui n'ont comme seuls "privilèges" que d'être frontaliers des pays en guerre.

Cette famille loue très cher des appartements dans les quartiers pauvres ici à Bourj Hammoud près de Beyrouth.
Cette famille loue très cher des appartements dans les quartiers pauvres ici à Bourj Hammoud près de Beyrouth. © Radio France / Mathilde Dehimi

Selon Amnesty, le Royaume-Uni a accueilli 8.000 Syriens depuis 2011 quand la Jordanie en accueille plus de 655.000 et que le Liban compte plus d’un 1,1 millions de réfugiés venus de Syrie.

Kamel Mohanna est Coordinateur Général du Collectif des ONG libanaises et du Collectif des ONG arabes

Il y a aujourd'hui 21 millions de réfugiés à travers le monde, soit 0,3% de la population mondiale. Les réfugiés quittent le Soudan, l’Irak, L’Afghanistan, La Syrie... Et arrivent en Grèce, au Liban, en Jordanie. Les pays qui les accueillent, parfois contraints et forcés, ne bénéficient que trop rarement de la solidarité internationale.

L’ONG Amel a lancé plusieurs centres de santé primaire pour aider les Libanais les plus pauvres et les réfugiés syriens, ici à Tyr (Sour)
L’ONG Amel a lancé plusieurs centres de santé primaire pour aider les Libanais les plus pauvres et les réfugiés syriens, ici à Tyr (Sour) © Radio France / Mathilde Dehimi

Parfois, arrivés dans leur pays d’accueil, les réfugiés déchantent. C'est, par exemple, le cas des Afghans qui se réfugient au Pakistan où 10.000 d’entre eux ont été renvoyés dans leurs pays. Au Kenya, 500.000 personnes, essentiellement venus de Somalie vivent dans le camp de Dadaab au Kenya, c’est l’équivalent de la population de la ville de Lyon. Dans la zone désertique entre Jordanie et Syrie vivent 75.000 personnes, des réfugiés syriens qui tentent de survivre depuis le début du conflit.

L’Ile de Nauru, l’enfer des réfugiés

Sur cette ile lointaine de l’océan pacifique, l’Australie envoie les demandeurs d’asile refoulés. D’après les rapports rédigés par des membres du personnel de ce centre de rétention, hommes femmes et enfants y subissent sévices sexuels et agressions physiques.

En Asie du sud-est, entre Janvier 2014 et juin 2015, 1100 personnes sont mortes noyés en tentant de quitter leur pays (principalement de Royingyas).

Dans un camp de réfugiés en Turquie près de la frontière syrienne à 40 km d’Alep.
Dans un camp de réfugiés en Turquie près de la frontière syrienne à 40 km d’Alep. © Radio France / Mathilde Dehimi

En 2015, plus d’un million de réfugiés sont arrivés en Europe par la mer. L’an dernier, 4000 se sont noyés. Pour les 9 premiers mois de 2016, on compte déjà 3500 personnes noyées au cours de cette traversée.

Les premiers pays d'accueil.
Les premiers pays d'accueil. © Amnesty international

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