Réfugiés syriens dans une école de fortune de l'Unicef
Réfugiés syriens dans une école de fortune de l'Unicef © Reuters / Mohamed Azakir

Adoptée le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l'enfant fête ce jeudi ses 25 ans. Pour l'Unicef, qui veille à son application partout dans le monde, la situation des enfants s'est améliorée depuis... Mais il reste beaucoup à faire.

De 1989 à 2014, le bilan n'est pas mauvais, loin de là. Simplement, les enjeux ont beaucoup changé pour les droits des enfants dans le monde. C'est ce que souligne l'Unicef à l'occasion de cet anniversaire : "les défis anciens se sont combinés à de nouveaux problèmes, et privent de nombreux enfants de leurs droits et des bienfaits du développement".

L'Unicef a d'ailleurs rendu publique une série de chiffres inquiétants :

  • Dans les familles les plus pauvres, on a 2,7 fois moins de chance que les autres de naître en présence de personnel soignant qualifié.
  • Dans la moitié des pays sur lesquels on a des données, 80 % des enfants de 2 à 14 ans ont subi une discipline violente.
  • Les nouveau-nés des ménages les plus pauvres d’Asie du Sud sont ceux qui ont le moins de chances d’être nourris au sein dans l’heure qui suit leur naissance.
  • Près de 10 adolescentes sur 30 en Asie du Sud sont mariées (contre 10 sur 140 en Europe et dans les pays de la CEI)

► ► ► ALLER PLUS LOIN | La situation des enfants dans le monde en 2014 (site de l'Unicef)

Il y a aussi "des raisons de se réjouir", pour l'organisation, "qu’il s’agisse de la baisse de la mortalité infantile, de la hausse du nombre d’élèves scolarisés, ou des horizons nouveaux qui s’ouvrent aux filles."

Les États-Unis et la France pas pleinement engagées par le texte

Signée le 20 novembre 1989 par la quasi totalité des 193 États reconnus par l'Onu, la Convention relative aux droits de l’enfant est "le premier instrument juridique international ayant force obligatoire" sur la question des droits spécifiques des enfants.

À l'heure actuelle, seuls trois pays ne l'ont pas ratifiée : la Somalie et le Soudan du Sud, dont la situation politique interne rend trop complexe un tel engagement international. Mais aussi les États-Unis, qui ont signé le texte (via le président Bill Clinton) mais ne l'ont pas ratifié : le Sénat l'a en effet jugé contraire à la Constitution de certains États, qui prévoient la possibilité de perpétuité réelle pour des personnes de moins de 18 ans.

De son côté, la France a émis une réserve sur une disposition du texte, qui porte sur le droit des enfants issus "de minorités linguistiques et culturelles" à parler sa propre langue ou à avoir "sa propre vie culturelle". Paris estime en effet qu'il n'existe aucune minorité culturelle ou liguistique sur son territoire.

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