Ils sont plusieurs centaines à s’être rassemblés lundi après-midi devant le Parlement, après avoir formé une chaîne humaine devant la résidence de la Première Ministre, au 10 Downing Street. Des expatriés qui demandent des comptes... Et surtout des informations.

plusieurs centaines d'expatriés se sont rassemblés à la mi journée devant le Parlement, après avoir formé une chaîne humaine devant la résidence de la Premiere ministre,
plusieurs centaines d'expatriés se sont rassemblés à la mi journée devant le Parlement, après avoir formé une chaîne humaine devant la résidence de la Premiere ministre, © AFP / Antoine Giniaux

Ils demandent des garanties sur leur avenir, si jamais le Royaume Uni quitte l’Union européenne sans accord commercial. Ils ont des drapeaux de toutes les nationalités, des bérets bleus, avec des étoiles et viennent de toute la Grande-Bretagne, comme par exemple cette Écossaise d'adoption :

Ça fait 42 ans que je suis en Écosse. Jamais je n'aurais pensé que quelque chose comme ça arrive. C’est la panique ! Il reste 140 jours. Qu’est ce qui va se passer ? La moitié des gens ont déjà demandé leurs papiers, la nationalité anglaise... Moi, je ne l’ai pas fait. Je reste dans un gros doute et dans une grosse peur.

Les expatriés expriment leur inquiétude devant le Parlement britannique à 145 jours du Brexit
Les expatriés expriment leur inquiétude devant le Parlement britannique à 145 jours du Brexit © Radio France / Antoine Giniaux

Car même si le gouvernement britannique promet de régulariser les expatriés arrivés avant le Brexit, beaucoup refusent de choisir leur camp, de poser définitivement leurs valises d’un côté ou de l’autre de la Manche. Jane Golding, présidente de British in Europe, veut avant tout conserver la possibilité de pouvoir changer de pays librement.

On est une population très mobile. Par exemple, moi, je circule pour mon travail entre Londres et Berlin. On a besoin de la liberté de circulation, non seulement pour le travail mais pour les liens de famille. Et on est près de 5 millions de personnes..."

Des revendications coordonnées

Le Royaume-Uni s’est mis d’accord en décembre dernier pour conserver les droits des expatriés, mais cet accord sera caduque s’il n’y a pas d’accord général sur la sortie de l’Union Européenne. Ce que prévoit le texte de décembre dernier, c’est de donner la possibilité aux expatriés qui sont là depuis plus de cinq ans de demander un statut de résident permanent. Et de donner la possibilité aux autres de postuler pour un statut spécial qui leur permettra d’atteindre les cinq années de résidence, pour pouvoir à leur tour demander le statut de résident permanent. Une disposition qui ne concerne évidemment que les expatriés arrivés avant le Brexit, soit le 29 mars 2019.

En France, les Britanniques expatriés doivent rencontrer des membres du gouvernement a la fin de la semaine.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.