C’était la première fois que les rebelles syriens, combattants et des représentants du régime de Damas, se retrouvaient face à face autour d'une même table pour la photo...

Les négociations au sujet de la syrie se sont déroulées sous la houlette de la Russie, de l'Iran et de  de la Truquie.
Les négociations au sujet de la syrie se sont déroulées sous la houlette de la Russie, de l'Iran et de de la Truquie. © Maxppp / IGOR KOVALENKO

Mais les discussions se sont ensuite rapidement tenues derrière des portes. Via des émissaires, une première rencontre a eu lieu, parrainée par Moscou, Ankara et Téhéran et dont on espérait dans l'idéal qu'elle permettrait d'avancer sur trois points cruciaux : le cessez le feu, l'aide humanitaire et la question des prisonniers. L'accord qui a été trouvé est très éloigné de l'objectif.

C'est ce qui s'appelle un accord a minima, une déclaration d'intention rédigée sur deux pages pour pouvoir dire que les deux jours d’Astana ne sont pas un échec et permettre à Moscou d'en retirer un brin de prestige.

Deux avancées et une foule de points d'interrogation

La Russie voulait solder sa séquence militaire par une initiative diplomatique, et ne pas repartir tout à fait bredouille. D'ailleurs, mardi soir elle faisait savoir qu'elle avait transmis à l'opposition armée un projet de constitution et un calendrier afin d'accélérer le processus politique. On en est toutefois encore très loin et ce qui ressort de concret des discussions chaotiques d’Astana, c'est l'instauration d'un mécanisme de contrôle de la trêve, au demeurant très partiellement appliquée et une invitation aux groupes d'opposition armée à participer aux prochaines négociations de Genève début février, sous l'égide de l’ONU.

Hormis ces deux décisions concrètes, signées par les parrains mais pas par les délégations, ce sont surtout les points de blocage qui ressortent. Il n’y a pas d'entente sur un cessez-le-feu général, pas de clarification du rôle de l’Iran, rien sur les prisonniers, l'aide humanitaire ou la vingtaine de villes assiégées. Rien non plus sur les menaces proférées par des rebelles de reprendre le combat.

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