près d'un million de déplacés en centrafrique
près d'un million de déplacés en centrafrique © reuters

REPORTAGE VIDÉO - Pour la première fois depuis longtemps, des combattants des deux camps, chrétiens et musulmans, ont décidé dimanche l'arrêt des hostilités et un moment de dialogue. Une scène inédite dans un conflit qui déchire toujours la Centrafrique.

Des hommes des deux camps, qui tenaient chacun une rive du fleuve Oubangui, ont donc cessé les combats, dans le sud de la capitale. Un cessez-le-feu très localisé certes, très fragile également, sous l'égide de l'armée française... Mais un cessez-le-feu tout de même, qui a permis à la population de recommencer à circuler dans le secteur.

La démission vendredi du président Michel Djotodia, qui cristallisait les tensions côté chrétien, n'a pas franchement apaisé la haine entre les deux communautés, malgré des scènes de réconciliation organisées chez les civils. Mais chez les combattants, c'était une première.

Pourtant ce genre de scène risque de rester exceptionnelle. La future autorité de transition espère réussir à remettre en ordre les forces de sécurité, en refondant l'armée et en intégrant tous les combattants d'une façon ou d'une autre.

"Il nous faut de l'argent, des équipements, des uniformes, et voir comment intégrer les Séléka", explique le chef d'état-major, le général Ferdinand Bombayeke.

Les déplacés doivent revenir

Le président par intérim appelle lui les 100.000 déplacés entassés aux abords de l'aéroport de Bangui à rentrer chez eux. Il leur promet une sécurité retrouvée dans la ville, où les soldats français et africains poursuivent leurs opérations méthodiques de désarmement.

Alexandre-Ferdinand Nguendet était en visite l'immense camp de déplacés de l'aéroport Mpoko. Il a remplacé ce week-end Michel Djotodia, qui a démissionné vendredi.

Le Parlement provisoire doit entamer aujourd'hui ses consultations avec la classe politique et la société civile en vue de l'élection du successeur de M. Djotodia. Ce dernier était accusé depuis le début du conflit par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses. Il s'est depuis réfugié au Bénin où se trouve sa famille.

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