Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen lancé par Madrid, le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses quatre conseillers, qui s’était repliés à Bruxelles, se sont rendus d'eux-mêmes à la police.

Le leader séparatiste catalan Carles Puigdemont s'est déclaré "prêt à collaborer pleinement avec la justice belge"
Le leader séparatiste catalan Carles Puigdemont s'est déclaré "prêt à collaborer pleinement avec la justice belge" © AFP / NICOLAS MAETERLINCK

Après avoir appelé les séparatistes catalans à l’unité, Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par Madrid, a préféré s’en remettre aux autorités belges, en compagnie de quatre de ses proches conseillers. Un juge d'instruction doit statuer d'ici lundi matin pour décider de les envoyer ou non en détention provisoire. 

Puis, selon la procédure, la justice belge aura quinze jours pour prendre une décision sur l'exécution des mandats. D’après le porte-parole du parquet de Bruxelles, ils sont arrivés dans les bâtiments du parquet entourés de policiers dans des camions de police.

Nous sommes prêts à coopérer pleinement avec la justice belge, non au mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne

Carles Puigdemont avait écrit sur Twitter samedi qu'il était "prêt à collaborer pleinement avec la justice belge, avant de déclarer, à la télévision belge RTBF, "Je vais aller à la justice mais à la vraie justice. Pour le leader catalan, il n'existe pas à Madrid les garanties d'une "sentence juste, indépendante qui puisse échapper à cette énorme pression, à cette énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne". 

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