Les règlements de compte se poursuivent à Bangui
Les règlements de compte se poursuivent à Bangui © REUTERS/Emmanuel Braun

Les règlement de compte se poursuivent à Bangui. L’intervention militaire française en Centrafrique est entrée dans une nouvelle phase depuis hier: l'opération désarmement notamment des Sélékas.

"La population de Bangui n'est plus menacée", a indiqué lundi soir l'état-major des armées, alors que l'opération se poursuit dans une capitale encore traumatisée par de récents massacres, et où près de 400 personnes ont été tuées depuis le 5 décembre, dans une offensive des milices anti-balaka, suivie des représailles sanglantes de l'ex-Séléka.

Deux soldats français sont morts après un accrochage lundi soir à Bangui. Sur le terrain les violents règlement de compte continuent, lapidations, meurtres à la machette, mosquées brulées. Le reportage d'Olivier Poujade

Dans le cadre de l'opération Sangaris, les soldats français ont entamé lundi leur mission qui commence par l'opération de désarmement qui vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, ces milices à majorité musulmane accusées de terroriser la population depuis le coup d’état de mars dernier et coupables de nombreuses exactions.

Haïs des habitants qui les voient le plus souvent comme des "occupants" venus du Tchad et du Soudan voisins, les ex-Séléka -majoritairement musulmans- défilaient en armes il y a encore quelques jours à Bangui ou sillonnant les rues à bord de pick-up bondés. Ils affrontaient alors les milices d'autodéfense villageoises "anti-balaka" (anti-machettes).

Ils sont désormais presque invisibles en ville. Certains ont tombé l'uniforme pendant la nuit. D'autres, privés de leur kalachnikov, affichent une mine défaite. Mais si les armes ne se voient plus, beaucoup sont toujours dissimulées dans la ville. L'opération de désarmement s'annonce complexe.

Après la peur, la vengeance, pour les populaitions qui veulent punir les fameux Sélékas qu'ils assimilent à tous les musulmans.

A Bangui, le reportage d'Olivier Poujade

Lynchages et lapidation

Les miliciens, notamment des ex-rebelles de la Séléka, se sont regroupés au camp Béal, dans le centre de Bangui, qui leur a été assigné par les forces françaises. Selon l'état-major, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la Misca, la force africaine en RCA.

Mais les Sélékas craignent pour leur vie et se plaignent des représailles contre leurs familles.

Le reportage de Mathilde Lemaire

Lien image Centrafrique, une mission française
Lien image Centrafrique, une mission française © Radio France
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