Manifestation dans le quartier de Mongkok
Manifestation dans le quartier de Mongkok © Radio France / Eling Hui

Le chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, refuse de démissionner, mais une réunion avec les étudiants contestataires est enfin inscrite sur son agenda. Le pouvoir central, lui, continue à critiquer des manifestations "vouées à l'échec".

C'est l'adjointe de Leung, Carrie Lam, qui mènera cette réunion avec les étudiants pour discuter de réformes politiques. Aucune date n'a été précisé. Un très léger compromis au terme d'un ultimatum des manifestants, qui réclamaient le départ du chef de l'exécutif local, accusé d'être la voix de Pékin.

Quelques heures plus tôt, le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong avait demandé aux manifestants, qui réclament une démocratisation de la région, de lever immédiatement leur blocus du centre de la mégapole, estimant que leur mouvement nuisait à l'ordre public et à la bonne marche des services.

Pour le Quotidien du peuple, qui relaye la propagande du Parti communiste chinois, les manifestations "ne sont ni légales, ni raisonnables". Elles vont selon lui à "l'encontre des principes légaux et sont vouées à l'échec".

Manifestants prodémocratiques à Hong Kong
Manifestants prodémocratiques à Hong Kong © Radio France / Eling Hui

Les étudiants se réjouissent de l'embryon de dialogue

Pour les leaders du mouvement des étudiants, à l'origine du mouvement de protestation, ces discussions sont bienvenues. Mais le gouvernement local est toujours aussi illégitime à leurs yeux.

La mobilisation continu, dans un contexte très particulier de résistance pacifique, des images qui peuvent surprendre parfois vues de France : le reportage sur place de Philippe Reltien

Ils continuent à réclamer la démission du numéro un de l'exécutif de Hong Kong.

Leung a d'ores et déjà perdu son intégrité et trahi la confiance que le peuple avait en lui. Il a non seulement refusé au peuple une vraie réforme politique, mais a ordonné une violente mesure de répression à l'encontre des contestataires pacifiques, en utilisant du gaz lacrymogène. Sa démission n'est qu'une question de temps. Le peuple de Hong Kong continuera son mouvement d'occupation jusqu'à ce qu'un véritable suffrage universel voie le jour

Ils occupent toujours certains secteurs de Hong Kong pour réclamer un système véritablement démocratique dans le territoire, afin que la population puisse librement élire ses dirigeants. L'ex-colonie britannique a été rétrocédée à la Chine en 1997.

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