Porochenko, Poutine et Merkel lors des commémorations du D-Day
Porochenko, Poutine et Merkel lors des commémorations du D-Day © maxppp

La chancelière allemande était ce samedi en Ukraine, pour la première fois depuis le début du conflit avec les séparatistes. Elle a estimé qu'il était possible de rétablir la paix dans l'est du pays, à condition de sécuriser la frontière avec la Russie., qu'un convoi d'aide humanitaire russe a traversé dans les deux sens en 24 heures.

A trois jours d'un sommet qui réunira les présidents ukrainien et russe et les dirigeants de l'Union européenne mardi à Minsk, en Biélorussie, la chancelière allemande a appelé Kiev et Moscou à s'entendre sur un plan de sortie de crise.

Il faut être deux pour parvenir au succès. On ne peut pas faire la paix seul. J'espère que les discussions avec la Russie mèneront à la paix. Les propositions sont sur la table (...) Il faut les traduire en actes.

Angela Merkel a plaidé pour l'adoption d'un cessez-le-feu "accepté par les deux camps" dans l'est de l'Ukraine, où les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles séparatistes ont redoublé d'intensité ces derniers jours.

Mais elle a souligné qu'il ne pourrait y avoir de retour au calme sans un meilleur contrôle de la frontière russo-ukrainienne, par laquelle Kiev et les pays occidentaux accusent la Russie de livrer des armes lourdes aux séparatistes, ce que Moscou dément.

Bref, la chancelière allemande a apporté son soutien au pouvoir ukrainien, Pascal Thibault

Pour y parvenir, la chancelière a proposé que l'Ukraine et la Russie acceptent de confier la surveillance de la frontière aux observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Petro Porochenko s'est dit ouvert à la recherche d'une solution pacifique au conflit dans le Donbass mais pas, a-t-il prévenu, "au prix de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine".

Le président ukrainien a ajouté que le calme reviendrait rapidement dans l'est du pays dès que les "mercenaires étrangers" - venus de Russie - en seraient repartis.

Fin de l'affaire du convoi humanitaire russe

Quelques heures avant l'arrivée d'Angela Merkel à Kiev, de violents tirs d'artillerie ont ébranlé Donetsk, le principal fief des séparatistes, où des journalistes de Reuters ont vu des immeubles détruits et des flaques de sang à l'endroit où, selon des habitants, deux civils ont été tués.

Dans l'autre bastion séparatiste, Louhansk, le convoi de 220 camions russes transportant de l'aide humanitaire, selon Moscou, a achevé son déchargement et a repassé la frontière, 24 heures après être entré en territoire ukrainien sans accord des autorités de Kiev ni escorte du Comité international de la Croix-Rouge.

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L'OSCE a confirmé dans l'après-midi que tous les camions étaient repassés du côté russe de la frontière, sans que l'on sache avec certitude ce qu'ils contenaient à l'origine.

La Russie nie apporter la moindre aide matérielle aux rebelles ukrainiens et accuse Kiev de s'attaquer à des civils sans défense avec l'appui de l'Occident.

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