Le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem était une promesse du candidat républicain dans sa course à la Maison Blanche. Une promesse folle au regard des conséquences que va avoir cette décision dans tout le Moyen-Orient, mais une promesse tenue... Comme toutes les autres jusqu'ici.

Le président américain a fait de nombreuses promesses, qu'il semble tenir... même les mauvaises
Le président américain a fait de nombreuses promesses, qu'il semble tenir... même les mauvaises © AFP / Cheriss May/NurPhoto

Si l'on doit concéder une qualité à Donald Trump, c'est qu'il fait ce qu'il dit (ou ce qu'il tweete). Un an et demi après son arrivée aux affaires, il a tenu ses engagements de campagne, en tout cas en matière de politique étrangère : ce lundi, le transfert de l'ambassade américaine en Israël, dont il s'est félicité dans un message vidéo diffusé sur place...

Tout comme les sorties de l'accord sur le nucléaire iranien, de celui de Paris sur le climat, et du traité transpacifique...

Mais aussi les pressions massives sur Kim Jong-Un (hier "Rocket man") pour l'amener à renoncer a sa course au nucléaire avec, à la clé, un sommet qualifié de "petit miracle" par le voisin sud-coréen.

Sans oublier le régime syrien, frappé deux fois de suite lorsque la ligne rouge du chimique a été franchie.

Trump tient donc ses promesses, même si elles reviennent à se tirer une balle dans le pied. Car ce n'est pas en sortant des négociations multilatérales qu'il pourra contenir la puissance économique de la Chine, comme ce n'est pas en rajoutant de l'incertitude au Moyen-Orient qu'il va faciliter le désengagement de ses troupes de la région.

Tenir ses promesses au risque d'être incohérent, c'est aussi à cela qu'on reconnait Donald Trump.

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