Deux millions de pèlerins venus du monde entier convergent à la Mecque pour y accomplir les rituels sacrés. Un pèlerinage en pleine guerre des mots entre Iran et Arabie saoudite.

Vue générale de la Kaaba à la Mecque, entourée de pèlerins
Vue générale de la Kaaba à la Mecque, entourée de pèlerins © Reuters / Ahmed Jadallah

Pour ce hajj 2016, il y a de l'électricité dans l'air entre Saoudiens et Iraniens. Pour la première fois depuis près de trois décennies, Téhéran n'enverra pas de fidèle à la Mecque. Aucun accord n'a en effet pu être trouvé avec l'Arabie saoudite, gardienne des lieux saints musulmans après la tragédie survenue lors du pèlerinage de l'année dernière : plus de 2 300 pèlerins, dont au moins 450 Iraniens, avait péri dans une bousculade.

Depuis, Téhéran ne décolère pas et exige des excuses de la part de l'Arabie qui s'y est refusé, accusant les Iraniens de politiser le pèlerinage. Résultat : ces derniers jours, de part et d'autre du Golfe persique, on s'insulte copieusement.

Pour le guide suprême iranien, Ali Khamenei, la famille royale saoudienne ne mérite pas de gérer les lieux saints de l'Islam parce qu'elle est "maudite et maléfique". Réponse du grand mufti d'Arabie, la plus haute autorité religieuse du royaume : les dirigeants iraniens ne sont "pas des musulmans". Un bras de fer rhétorique qui s'inscrit dans la guerre bien réelle, celle-là, que se livrent Saoudiens et Iraniens en Syrie et au Yémen, directement ou par alliés interposés.

En quoi consiste le pèlerinage à Mecque ?
En quoi consiste le pèlerinage à Mecque ? © Visactu
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