Palmyre est l'un des trésors archéologiques de la Syrie
Palmyre est l'un des trésors archéologiques de la Syrie © Reuters / Khaled Al Hariri

Une semaine après avoir repris la ville de Palmyre, l’armée gouvernementale syrienne annonce ce samedi avoir découvert les cadavres de 42 personnes exécutées par le groupe État Islamique.

Palmyre, surnommée la "perle du désert", connue pour ses ruines classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, est restée sous le contrôle du groupe État Islamique pendant près d'un an. Les forces armées de Bachar Al Assad l’ont reprise il y a une semaine, le 27 mars, et ont mis à jour ce vendredi un charnier, avec les corps de 24 civils dont trois enfants, ainsi que 18 militaires, selon une source militaire syrienne citée par l’Agence France Presse.

Les précisions d'Omar Ouahmane, notre correspondant à Beyrouth.

Il pourrait s’agir d’officiers et de membres de leur familles, exécutés par les djihadistes après leur entrée dans la ville en mai 2015. L’armée syrienne s’attend à découvrir d’autres charniers. Les combattants djihadistes ont commis de nombreux massacres à Palmyre, comme en attestent les vidéos qu’ils ont posté sur les réseaux sociaux peu après la prise de la ville. Sur l’une d’entre elle, on avait vu une rangée de soldats syriens à genoux, être abattus par des adolescents au beau milieu des vestiges de la cité antique.

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, le groupe terroristeÉtat Islamique aurait ainsi tué au moins 280 personnes durant l’occupation de Palmyre , décapitées ou tuées par balles en public pour terroriser la population.

La ville comprenait 50 à 70.000 habitants avant la guerre, et 15.000 durant la présence du groupe État Islamique. La population qui avait fui les djihadistes n’est pas encore rentrée, par peur des représailles ou bien des mines déposées au cours de l’année.

Depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011, 270.000 personnes sont mortes.

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