Des combattants de l'Armée syrienne libre
Des combattants de l'Armée syrienne libre © ZUMA PRESS/ MAXPPP / Miguel Juarez Lugo

Une centaine de représentants de l'opposition politique mais aussi armée de Syrie se réunit actuellement en Arabie saoudite. L'objectif : tenter de se mettre d'accord sur un éventuel terrain de négociations avec Bachar al-Assad.

C'est un rassemblement sans précédent depuis le début de la guerre, en 2011, qui a déjà fait plus de 250 000 morts. Parmi les invités, on trouve aussi bien des opposants politiques que des islamistes radicaux . Un rassemblement que les États-Unis, notamment, voudraient voir aboutir à une réunion internationale plus large, dans dix jours à New-York .

En attendant, c'est une foule très hétéroclite qui se rassemble dans la capitale saoudienne. La liste des participants relève à elle seule de la haute voltige.

Invités ou exclus, bienvenus ou tolérés

Il y a ceux dont on ne veut pas, exclus d'emblée : les groupes terroristes comme le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-qaïda et évidemment le groupe État islamique.Il y a aussi ceux dont on ne sait pas encore s'ils seront là , comme l'autre groupe de poids, les islamistes d'Ahrar al-Sham, le principal groupe armé actif en Syrie, après les djihadistes. Un acteur d'importance, mais infréquentable pour une partie de l'opposition politique syrienne, qui ne veut pas se compromettre à ses côtés.

À la dernière minute, d'autres factions armées, comme Jaish al Islam ("l'armée de l'Islam"), qui contrôle une grande partie de la ghouta, tout près de Damas, commencent à annoncer leur venue. À Ryad, on trouve aussi des représentants de l'opposition de l'intérieur, tolérée par le régime , et des délégués de l'opposition de l'extérieur, gangrenée par des luttes intestines .

Pour la quasi-totalité d'entre eux, le départ de Bachar al-Assad est un préablable à tout pourparler avec le régime . Le dialogue est censé commencer avant le 1er janvier, mais l'opposition doit auparavant se mettre d'accord pour trouver ceux qui la représenteront, ceux qui pourraient participer à un organe de transition politique. Un défi considéré par beaucoup comme quasi-impossible.

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