La France prend à partir de ce 1er janvier (et pour un an) la présidence du G7. Emmanuel Macron veut que le club des pays les plus riches change de paradigme, et lutte enfin contre les inégalités.

Emmanuel Macron à Bruxelles le 14 décembre 2018
Emmanuel Macron à Bruxelles le 14 décembre 2018 © AFP / Ludovic Marin

Éviter le fiasco de 2018

Emmanuel Macron voit dans cette présidence française du G7 une opportunité pour imposer une nouvelle conception de ce club très fermé de pays riches. Cette année, le G7 veut promouvoir la lutte contre les inégalités : un thème cher au président de la République, qu'il s'agisse des relations hommes/femmes, de l'accès à l'éducation, du climat, des politiques de développement, de la sécurité ou du numérique.

Sur la plupart de ces sujets, les États-Unis jouent les trublions, comme l'an dernier au Canada. Le G7 2018 s'était soldé par un fiasco, le président américain ayant finalement désavoué le communiqué final arraché de haute lutte.

Fort de cette expérience, la France entend bâtir des coalitions avec "des puissances de bonne volonté" qui seront associées à ce G7, bien que n'en faisant pas partie.

Contrer Donald Trump

Si aucune liste de pays n'est publiée, le but est clair : contrer un Donald Trump imprévisible que la France n'a pas réussi à amadouer. Le président américain continue de faire cavalier seul, au nom de la seule souveraineté des États-Unis, et de ce qu'il pense être l'intérêt des USA. L'annonce du retrait des militaires américains de Syrie et leur désengagement partiel en Afghanistan illustrent cette politique.

Face à ce partenaire centré sur lui-même, Emmanuel Macron avait révélé en septembre dernier aux Nations-Unies la trame de la présidence française du G7, en insistant sur le multilatéralisme, un appel à l'action collective pour relever les défis qui s'accumulent.

S'opposer à  la loi du plus fort

"Certains ont choisi la loi du plus fort, mais elle ne protège aucun peuple" avait déclaré Emmanuel Macron, tout en exhortant les dirigeants du monde à ne pas s'habituer à la montée des nationalismes. La présidence française du G7 devrait être dans la même veine, un appel pressant contre les inégalités, porteuses de chaos. Ce thème, sur lequel la France veut mobiliser à l'échelle de la planète, pourrait aussi aider Emmanuel Macron à se défaire de son étiquette de "président des riches", même si les enjeux du G7 dépassent largement la politique française.

Un sommet des chefs d'État et de gouvernement concernés (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon, Canada et États-Unis) aura lieu du 24 au 26 août à Biarritz.

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