Forces de l'odre et manifestants se sont affrontés dimanche dans les rues de Sarcelles
Forces de l'odre et manifestants se sont affrontés dimanche dans les rues de Sarcelles © maxppp

Au lendemain de violences lors d'une manifestation pro-palestinienne, le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place. Il a justifié l'interdiction du rassemblement et dénoncé des actes antisémites.

"Quand on s'approche d'une synagogue, qu'on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un Juif, on commet un acte antisémite". Le discours de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, en visite à Sarcelles dans le Val d'Oise, est ferme. "Les choses doivent être qualifiées", explique-t-il au lendemain de violences, en marge d'une manifestation pro-palestinienne. Pas question pour Bernard Cazeneuve de trouver d'excuses : "rien ne peut justifier de telles violences". Le maire socialiste de la ville, François Pupponi, ne comprend pas : " un tel déferlement de haine et de violence, c'est du jamais vu à Sarcelles".

18 interpellations, 4 mineurs

Ce dimanche, de nombreuses voitures ont brûlé, du mobilier urbain a été saccagé et plusieurs commerces de la ville ont été pillés. Parmi les boutiques visées, une épicerie casher, déjà prise pour cible par un attentat à la grenade en septembre 2012 par la cellule terroriste de "Cannes-Torcy", démantelée depuis. Après les violences de dimanche, 18 personnes ont été arrêtées et onze se trouvent toujours en garde à vue ce lundi matin, dont quatre mineurs.

"Ce n'est pas l'interdiction qui crée la violence"

Le gouvernement aurait-il dû autoriser le rassemblement pour mieux l'encadrer ? Bernard Cazeneuve n'y croit pas : "ce n'est pas l'interdiction de la manifestation qui fait la violence, c'est la violence qui fait l'interdiction de la manifestation". Le ministre de l'Intérieur assume. Reste désormais à voir s'il sera contredit par les faits mercredi 23 juillet, car une nouvelle manifestation est prévue à Paris. Celle-ci est autorisée.

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