Les exilés qui se trouvaient à bord de l'Aquarius ont atteint les côtes espagnoles ce dimanche matin, après plusieurs jours en mer à affronter le mauvais temps et l'incertitude de leur destination.

L'Aquarius est arrivé ce dimanche matin dans le port de Valence avec les deux navires italiens qui transportaient 630 migrants.
L'Aquarius est arrivé ce dimanche matin dans le port de Valence avec les deux navires italiens qui transportaient 630 migrants. © Radio France / Yann Gallic

Après leur longue traversée de la Méditerranée, les migrants de l’Aquarius ont enfin vu apparaître, dimanche, les côtes espagnoles à l’horizon. Un soulagement pour tous ces rescapés venus d’Afrique qui ont dû affronter la tempête, des vagues de 4 mètres de haut et le mal de mer. 

"C’était un voyage très éprouvant dans des conditions précaires", raconte ce père de famille, repêché par les sauveteurs de l’Aquarius : "Je suis ici avec ma femme et mes deux enfants. Mon fils a cinq mois et ma fille a trois ans. Ce voyage en mer a été très difficile pour nous avec le mauvais temps. On était malades. Beaucoup de gens ont vomi, certains ont pleuré. C'était tellement dur..."

Mineurs isolés, femmes enceintes et enfants en bas âge

L’Aquarius transporte les plus vulnérables : des mineurs isolés, des femmes enceintes et des enfants en bas âge, rappelle Julie Mélichar, l’une des volontaires de SOS Méditerranée qui se trouvait à bord du navire : "Tout le monde ressent une grande fatigue. Cela fait maintenant plus d'une semaine que les rescapés ont quitté les côtes de la Libye. Ils ont un besoin d'arriver au plus vite et de trouver un endroit sûr où ils pourront se reposer de toutes les horreurs qu'ils ont vécues."

Dès leur arrivée à terre, les migrants seront pris en charge par les ONG, avec plus de 2 000 personnes mobilisées pour les accueillir. Certains d'entre eux vont être confiés à la France. Mais Pascal Brice, directeur de l'OFPRA, précise que le nombre de personnes accueillies n'est pas encore défini.

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Pascal Brice, directeur de l'Ofpra : "Il y a urgence"

Par Pierrick Bonno
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