C'est l'un des attraits de la capitale américaine : le musée de l'espionnage. Ce dimanche, après plusieurs mois de travaux, il rouvre ses portes avec une surface doublée et plus de 7 000 objets, dont la fameuse Aston Martin de James Bond. Visite en avant-première.

Le musée de l'espionnage revient sur l'action des espions à travers les époques
Le musée de l'espionnage revient sur l'action des espions à travers les époques © AFP / Saul Loeb

"Êtes-vous prêts à pénétrer dans un monde d'ombres et de mystères ?" : c'est ce qu'on peut lire à l'entrée du Spy Museum, ouvert en 2002, et devenu l’un des attraits touristiques de la capitale fédérale américaine. Ce dimanche, le musée de l’espionnage rouvre ses portes après plusieurs mois de travaux. Le Spy Museum a doublé sa surface et propose plus de 7.000 objets qui vont de l’Aston Martin de James Bond à la machine Enigma qui permettait aux nazis de coder leur message pendant la seconde guerre mondiale. 

Le musée raconte l’histoire des espions à travers les siecles, mais s’interesse aussi aux problématiques les plus actuelles, comme le renseignement aujourd’hui ou les méthodes d’interrogatoire de la CIA.

Le musée, entièrement rénové, bénéficie d'une surface doublée
Le musée, entièrement rénové, bénéficie d'une surface doublée © AFP / Saul Loeb

Washington, capitale de l'espionnage

Et ce n’est pas tout à fait un hasard si le musée est ici dans la capitale fédérale américaine : "Washington a été la capitale de l’espionnage pendant des décennies, explique Vince Houghton, historien et commissaire d’exposition du musée rénové. Chaque pays ou presque à une ambassade ici, c’est un endroit unique et pratique pour s’espionner. Aujourd’hui il y a plus d’espions à Washington DC que n’importe où ailleurs dans le monde".

Le musée est interactif : vous pourrez par exemple vous glisser dans la peau d’un conseiller de Barack Obama et décider de l’opportunité d’un raid contre Ousama Ben Laden, dans sa résidence d’Abbotabad au Pakistan.

Les simulations permettent par exemple de se mettre à la place de Barack Obama au moment d'une prise de décision
Les simulations permettent par exemple de se mettre à la place de Barack Obama au moment d'une prise de décision © AFP / Saul Loeb

Des objets rares

Les objets présentés sont aussi particulierement spectaculaires : l’aston martin DB5 du film de James Bond, Goldfinger, quantité d’objets remontant de la guerre froide ou encore le piolet qui a servi à l’assassinat de Leon Trotsky.

Parmi les pièces maîtresses de la collection, la célèbre Aston Martin de James Bond
Parmi les pièces maîtresses de la collection, la célèbre Aston Martin de James Bond © AFP / Saul Loeb

Mais ce Spy Museum s’intéresse aussi à des problématiques beaucoup plus actuelles : le renseignement, les moyens les plus modernes de collecte d’informations, ou les différentes techniques d’interrogatoire. Dans l'une des salles on trouve une planche utilisée par la CIA après les attentats du 11-septembre, pour torturer certains détenus avec la technique du waterboarding, la simulation de noyade : 

"Notre idée c’est qu’on ne peut pas ignorer les heures les plus sombres de notre passé. On ne peut taire ça simplement parce que ça met les gens mal à l’aise".

Le Spy Museum est désormais situé à deux pas du mall au cœur de la capitale fédérale américaine et à quelques blocs seulement de la Maison Blanche et du FBI.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.