Après la Californie, la Chine, l'Europe, c’est au tour de l'Inde de redire son son plein engagement dans l'Accord de Paris sur le climat.

Des habitants de Chicago protestent contra la décision de Donald Trump
Des habitants de Chicago protestent contra la décision de Donald Trump © AFP / Scott OLSON

Trois jours après l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, Emmanuel Macron recevait Narendra Modi, le Premier ministre indien, dont le pays considère que "cet accord de Paris est notre patrimoine commun. Il peut protéger des générations à venir, donner lieu à un nouvel espoir". L’inde donc, mais également la Chine, en fait tous les pays signataires, et un nombre important d’entreprises internationales ont signifié qu’elles continueraient à appliquer les préconisations de la COP 21.

C’est également le cas de nombre de villes et d’États américains

La Californie, par exemple, a condamné la décision de Donald Trump et a annoncé par la voix de son gouverneur Jerry Brown avoir la ferme intention de combler le vide laissé par la Maison Blanche dans la lutte contre le changement climatique : "La Californie résistera à cette décision erronée et insensée. Trump a déserté, mais la Californie est sur le terrain, prête au combat". Les experts estiment que la Californie, qui représente l'équivalent de la sixième économie mondiale, est bien placée pour prendre le relais sur la scène internationale en raison de ses politiques agressives sur le climat.

L'ex-maire de New York Michael Bloomberg, actuel envoyé spécial des Nations unies pour les Villes et le Changement climatique, a assuré vendredi, lors d'une déclaration à l'Elysée, que les villes, les Etats, les entreprises et les citoyens américains "satisferont" les engagements des Etats-Unis sur le climat, en dépit du renoncement de Donald Trump : "Nous ne permettrons pas à Washington d'être sur notre chemin. Les Etats-Unis rempliront les engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris" et les "entreprises et les citoyens qui s'emploieront à rester dans le mécanisme" de cet accord "satisferont aux objectifs fixés", a-t-il ainsi annoncé.

Le milliardaire, 10e fortune mondiale selon Forbes, a annoncé que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, allait fournir au bureau de l'ONU chargé du climat les 15 millions de dollars qui équivalent à la contribution que devaient apporter les Etats-Unis.

Douze grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles et San Francisco, appartiennent au C40, une alliance de 91 capitales et mégapoles qui regroupent presque un habitant de la planète sur dix et présidée par la maire de Paris Anne Higalgo, qui ne déviera pas de ses objectifs climatiques.

Les 91 villes du C40 ont-elles le poids suffisant pour tenir le cap fixé par la Cop 21 ?

Ces 91 villes, représentent aussi un quart du PIB mondial et presque trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. Question pollution, et changement climatique, elles pèsent. Alors quand des villes aussi diverses que Paris, Accra, Bangalore, Lima, ou les douze plus grosses agglomérations américaines s'engagent, c'est aussi un ensemble de bonnes pratiques qu'elles partagent pour améliorer la circulation en réduisant la part de l'automobile, pour combattre les déperditions d'énergie des bâtiments, pour mieux gérer les déchets, pour financer des projets durables, pour organiser le développement de l'habitat ou pour améliorer la qualité de l'eau et son accès.

Et question impact, l'engagement de ces villes en a un réel. Par exemple, les 26 villes du C40 qui ont signé un accord bus propre pourraient éviter d'ici 2020, et par an, de relâcher dans l'air urbain entre 1 million 3 et 2 millions 8 de tonnes de gaz à effets de serre.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.