PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé lundi avoir conclu avec Angela Merkel un accord complet sur la gestion des crises dans la zone euro qui sera soumis aux autres dirigeants des Vingt-Sept au Conseil européen qui s'ouvre jeudi à Bruxelles.

"Nous voulons un nouveau traité" européen, si possible à 27, sinon entre les 17 de la zone euro et ouvert à d'autres pays, a dit le président français à l'issue de deux heures d'entretiens avec Angela Merkel au Palais de l'Elysée.

Ce traité pourra être approuvé avec une majorité qualifiée de 85%, et non à l'unanimité, pour empêcher un pays de bloquer le mouvement.

Paris et Berlin souhaitent des sanctions automatiques en cas de non-respect de la règle du déficit public inférieur à 3% du PIB pour les pays de la zone euro et l'adoption par ces pays d'une règle d'or d'équilibre budgétaire, a-t-il précisé.

Il faudra une majorité qualifiée pour s'opposer à de telles sanctions, a-t-il ajouté.

La Cour de justice de l'Union européenne vérifiera si les budgets respectent cette règle d'or, ont confirmé les deux dirigeants.

Les deux pays souhaitent d'autre part avancer l'entrée en vigueur du mécanisme européen de stabilité à 2012 au lieu de 2013, a également dit Nicolas Sarkozy.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur confiance en la Banque centrale européenne et leur promesse de s'abstenir de commentaires sur la politique de la BCE.

"Les eurobonds ne sont en aucun cas une solution à la crise, dit Nicolas Sarkozy, qui s'est dit en accord avec Angela Merkel sur ce point.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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