Après plusieurs heures de discussions mercredi, Theresa May a réussi à convaincre ses ministres de soutenir le projet d’accord sur le Brexit proposé par les négociateurs européens et britanniques. Mais tout reste à faire pour la Première ministre britannique qui doit encore mobiliser le Parlement.

Theresa May va tenter à partir de jeudi de mobiliser le Parlement.
Theresa May va tenter à partir de jeudi de mobiliser le Parlement. © AFP / Ben STANSALL

Elle va présenter jeudi le texte lors d'une allocution devant la Chambre des Communes. Cette dernière se prononcera en décembre. En cas de vote négatif, Theresa May devra revoir sa copie et pourrait quitter son poste.

Le suspens des quelques cinq heures de réunion du Conseil des ministres britanniques mercredi n’a finalement pas eu raison des espoirs des Européens, qui ont douté jusqu’à la dernière minute de la capacité de Theresa May à convaincre tout son cabinet de soutenir l’accord technique trouvé avec l’Union européenne.

De son côté, le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, a attendu jusqu’à la déclaration finale de ce Conseil des ministres londonien pour se féliciter de cette issue heureuse pour lui, du moins pour le moment.

En s’exprimant quelques dizaines de minutes après les déclarations de Theresa May, Michel Barnier a, pour la première fois depuis le début des négociations en juillet 2017, eu l’occasion de décrire par le menu le contenu de ce qui a été négocié avec les Britanniques. Les résultats engrangés avec cet accord reflètent trait pour trait les priorités fixées par les Européens au printemps 2017, avant le début de ces négociations.

Les droits des citoyens vivant d’un côté ou de l’autre de la Manche seront garantis et le Royaume-Uni s’acquittera de toutes les dépenses engagées.

Et pour Michel Barnier, on va pouvoir enfin aborder la question des futures relations euro-britanniques. Cet accord contient surtout le fameux filet de sécurité pour l’Irlande, qui garantit une frontière ouverte dans l’île par le biais d’un maintien du Royaume-Uni dans l’Union douanière... Et ce, si aucune autre solution n’est trouvée avant décembre 2020, date de la fin de la période de transition.

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