Donald Trump a finalement annoncé jeudi soir que les États-Unis se retireraient de l'accord de Paris. Au risque de lui porter un coup très dur...

Manifestants pour le respect des accords de Paris à Washington, en avril 2017
Manifestants pour le respect des accords de Paris à Washington, en avril 2017 © Reuters / Joshua Roberts

L'accord de Paris, signé en 2015 dans la capitale française par plus de 190 pays, était un pas en avant historique : jamais autant de nations différentes n'avaient réussi à se mettre d'accord sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Jusqu'ici, seuls deux pays ne l'avaient pas signé : le Nicaragua et la Syrie, dont les émissions sont très faibles à l'échelle du monde.

Mais si les États-Unis se retirent de cette initiative mondiale, c'est une autre paire de manches. Donald Trump a finalement franchi le pas, après plusieurs semaines de signaux contradictoires et un G7 où le sujet a profondément divisé les dirigeants.

Le pays est le deuxième plus gros émetteur de dioxyde de carbone (CO2), derrière la Chine, qui a ratifié très symboliquement l'accord en même temps que lui en septembre 2016. Son départ limiterait donc la réduction des émissions au niveau mondial, puisque 16,4 % venus des États-Unis ne seraient plus concernées par les restrictions sur le sujet. Dans le pire des cas, on pourrait même imaginer une hausse de ces émissions, et une proportion sans cesse plus importante du CO2 américain puisque les autres pays, eux, en émettraient de moins en moins.

Depuis son élection, Donald Trump affirmait vouloir aider les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), très polluantes mais source importante d'emplois aux États-Unis.

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