edward snowden n'est pas le bienvenu en russie, dit poutine
edward snowden n'est pas le bienvenu en russie, dit poutine © reuters

L'affaire Snowden a révélé les méthodes d'espionnages américaines qui visent les plus hautes autorités européennes. Cela n'empêche pas l'Europe, après s'être indignée, d'entamer, dès le 8 juillet,des négociations de libre-échange avec les Etats-Unis.

Le Parlement européen a condamné aujourd'hui l'espionnage des représentations de l'Union européenne et de plusieurs pays membres par les Etats-Unis sans pour autant remettre en question la coopération avec Washington . Il invite les autorités américaines, dans une résolution adoptée à Strasbourg, "à fournir à l'Union européenne, dans les meilleurs délais, des informations complètes sur le programme Prism" révélé par l'informaticien américain Edward Snowden.

Le compte-rendu d'Anja Vogel

C'est le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso qui l'a annoncé : les discussions sur un accord de libre échange transatlantique vont démarrer, comme prévu, avec les Etats-Unis, le 8 juillet.

La tempête diplomatique suite aux révélations d'espionnage américain a donc accouché d'une souris, malgré les déclarations véhémentes du gouvernement français qui réclamait la suspension temporaire du processus de négociation. C'est l'Allemagne, et sa chancelière Angela Merkel qui ont fait pression pour qu'aucune rupture ne soit consommée avec les Etats-Unis.

Seule concession faite à la colère provoquée par l'affaire Snowden : des "groupes de travail" vont être mis en place, en parralèle des discussions, pour mesurer l'ampleur de l'espionnage pratiqué. Pour adoucir encore l'atmosphère, Barack Obama a aussi assuré, hier soir, que son pays prenait "très au sérieux" les inquiétudes européennes. Un groupe transatlantique d'experts devrait se réunir pour faire toute la lumière concernant le programme Prism, qui surveille les citoyens du vieux continent.

L'affaire Morales

L'escale forcée de l'avion transportant le président bolivien Evo Morales mardi soir à Vienne a provoqué une crise diplomatique entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

Le président bolivien regagnait son pays mardi soir après une conférence internationale à Moscou quand la France et le Portugal ont interdit à son avion d'emprunter leur espace aérien après des rumeurs selon lesquelles Edward Snowden se trouvait à bord. L'avion présidentiel a dû se détourner sur l'aéroport de Vienne et le président bolivien a été contraint à passer la nuit dans la capitale autrichienne.

Mercredi soir, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a fait part "des regrets de la France" à son homologue bolivien. A Berlin, où il participait à une conférence sur le chômagedes jeunes, François Hollande est lui aussi revenu sur cet incident, expliquant qu'il y avait eu des "informations contradictoires sur les passagers".

Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, a-t-il assuré, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire.

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