Al-Qaïda, combien de divisions ? La mort du fondateur, Oussama Ben Laden, a sans doute précipité le déclin inexorable de l'organisation centrale. Les coups portés par les services occidentaux et arabes ont donné des résultats. L'influence d'Al-Qaïda s'est considérablement réduite au Moyen-Orient. Il lui reste quelques bastions en Irak, au Yémen et dans le Sahel. Au niveau international, seuls des "loups solitaires" peuvent encore agir, quand ils ne sont pas interceptés avant.

Jean-Pierre Filiu, universitaire, a consacré plusieurs ouvrages à ce sujet. Il a publié notamment "Les Neuf vies d'Al-Qaïda" aux éditions Fayard.

Jean-Pierre Filiu

Les révolutions arabes ont aussi porté un coup peut-être fatal au projet djihadiste d'Al-Qaïda. L'organisation n'a rien vu venir (comme tout le monde d'ailleurs). Elle est aujourd'hui délégitimisée sur la scène islamiste après les victoires électorales des Frères musulmans en Egypte, du Parti de la Justice et du Progrès (PJD) au Maroc et d'El-Nahda en Tunisie. Deux grosses inquiétudes tout de même : le Sahel, où AQMI prospère à coup d'enlèvements, et la Syrie. Si la crise syrienne se prolongeait, elle pourrait "aimanter" les soldats perdus d'Al-Qaïda.

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