Situation toujours confuse à Alep, où un nouvel accord de trêve a été fixé ce jeudi, qui permettrait l'évacuation des rebelles armés dans l’est de la ville.

Capture écran d'une vidéo d'Alep bombardée, le 14 décembre 2016
Capture écran d'une vidéo d'Alep bombardée, le 14 décembre 2016 © Reuters / Reuters TV

Cette nuit, le régime syrien et les rebelles ont annoncé une nouvelle trêve. Nouvelle tentative alors que le cessez-le-feu décidé mercredi, qui devait être suivi d'une évacuation des civils, n'est jamais entrée en vigueur. Le Hezbollah libanais, l'une des principales forces en présence côté régime, semblait vouloir dicter ses propres conditions.

A Alep, les deux camps se sont mutuellement accusés d'avoir violé en premier le cessez-le-feu, qui a laissé place à un pilonnage massif du dernier réduit rebelle par l'artillerie et l'aviation gouvernementales.

Ce jeudi matin, le Hezbollah a fini par accepter l'entrée en viguer d'un accord, permettant aux rebelles de quitter Alep. Entre 50.000 et 100.000 civils attendent de pouvoir sortir de l'enfer d'Alep, où la situation humanitaire aggravée par les intempéries à l'approche de l'hiver préoccupe au plus haut point les Nations unies.

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La reprise d'Alep est la plus grande victoire du pouvoir syrien contre une rébellion entamée en 2011 en plein "printemps arabe", un conflit qui a fait plus de 300.000 morts, selon l'Onu.

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