Banquise
Banquise © corbis

Près de 200 scientifiques européens lancent une alerte: il faut continuer à surveiller les pôles !

Sujets au réchauffement climatique, l'Arctique et l'Antarctique sont depuis cinq ans sous l'œil d'un satellite baptisé Cryosat. Les informations fournies par ce satellite sont indispensables pour connaitre la perte de glace due au réchauffement des températures. Mais Cryosat arrive en fin de vie et rien n'est prévu pour lui succéder. Il a été lancé en 2010 pour trois ans et demi de fonctionnement. Au départ, c'était un satellite non pas de surveillance mais chargé de démontrer l'importance d'une observation globale. Vu de l'espace, les régions polaires livrent leur souffle avec une précision cinq fois meilleure qu'auparavant. En clair, la perte en superficie, mais aussi en épaisseur des glaces n'a jamais été aussi bien mesurée que depuis que Cryosat travaille. Et pour les climatologues, c'est une information précieuse car la quantité de glaces, saisonnière ou pérenne, en Arctique et en Antarctique est un paramètre majeur pour leur simulation de l'avenir.

Ils demandent donc qu'un successeur soit décidé par l'Europe, pour se prémunir d'une éventuelle rupture dans les données récoltées. Car même si nombre de satelittes d'observation de la terre dépassent leur durée de vie prévue en raison de leur haute qualité de fabrication, on sait qu'à tout moment, ils peuvent cesser de fonctionner. A l'heure où il s'agit de surveiller les engagements de la COP 21, ce satellite dédié à la glace nous est indispensable disent 179 chercheurs.

Pour prédire la montée des océans notamment, il importe de savoir à quel niveau contribuera la fonte des glaciers mais aussi celle de la banquise. Or le radar installé sur Cryosat permet (ce qui n'était pas possible avant lui) d'avoir par exemple, une idée du volume de glace perdu chaque année au Nord et de surveiller mois après mois la situation.

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