50 ans après l'indépendance de l'Algérie, les relations entre la France et son ancienne colonie restent épidermiques, compliquées, émotionnelles. La mort d'Ahmed ben Bella, premier président de la république algérienne, vient de le rappeler une nouvelle fois.

Traditionnellement, à l'annonce d'un décès d'un chef d'Etat étranger ou d'une personnalité internationale, un communiqué de l'Elysée ou du Quai d'Orsay sert alors à présenter les condoléances de la France. Quand il s'agit d'un personnage de premier plan, le président de la république est plus prolixe en déclarations, voire se rend aux osbèques dans le pays.

Pour Ahmed Ben Bella, la France sera représentée à ses funérailles par Xavier Driencourt, son ambassadeur à Alger. C'est ce qu'on appelle "le service minimum" ... Lors d'un point de presse, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, n'a pas répondu à la question de savoir pourquoi la France n'avait pas réagi officiellement à la disparition de Ben Bella. Un silence qui en dit long sur la relation franco-algérienne.

Certes, nous sommes en pleine campagne électorale et l'Algérie est encore un sujet qui divise...Dans la dernière ligne droite, chaque voix compte, mais quand même ! Ben Bella, au-delà du leader indépendantiste, fut aussi un combattant de la liberté pendant la deuxième guerre mondiale. Un point que tient à rappeler Hervé Bourges, qui travailla entre 1963 et 1965 au cabinet de Ben Bella à Alger.

Hervé Bourges

Cet aspect historique montre la complexité de la trajectoire d'Ahmed Ben Bella. Hervé Bourges me dira : "Ben Bella n'a jamais été anti-français" . Il s'est battu contre la France pour gagner l'indépendance de son pays.

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