Après une campagne morne, les Algériens votent le 4 mai pour des législatives dont le seul enjeu sera le taux de participation.

Louiza Hanoun, candidate du Parti des travailleurs pour
Louiza Hanoun, candidate du Parti des travailleurs pour © AFP / Billal Bensalem

Le 4 mai, les électeurs algériens voteront pour élire leurs députés. Peu de changement politiques sont attendus lors de ce scrutin qui devrait voir, le parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1962, à nouveau victorieux. Le FLN (Front de Libération du Nationale) , parti du président actuel Abdelaziz Bouteflika et son allié le RND, Rassemblement national démocratique sont donnés largement favoris.

Prés de 23 millions d'électeurs sont appelés à choisir parmi 12.000 candidats en lice pour les 462 sièges de l'Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans. Bouteflika est intervenu ce samedi, pour appeler à une forte participation afin de contribuer à la "stabilité du pays".

Pendant la campagne, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a mis en garde contre l'abstention. Reconnaissant qu’il n’y avait plus d’argent, il a demandé aux Algériens de "faire preuve de patience" face à la crise économique. Le pays, producteur de pétrole, a d’importances réserves mais traverse une sévère crise financière en raison de la chute de ses revenus pétroliers.

Les islamistes participent au scrutin

Si les islamistes participent à ce scrutin c’est avec deux coalitions rivales. En 2012, le FLN est arrivé en tête avec 221 sièges. Le nouveau parti islamiste TAJ (Rassemblement de l'espoir de l'Algérie) de l'ancien ministre islamiste Amar Ghoul, participera pour la première fois aux élections. Le TAJ est le seul parti qui présente des candidats dans 52 circonscriptions. Ce parti ambitionne de remporter de nombre important de sièges alors qu’actuellement les islamistes ont 60 sièges.

Ces législatives sont boycottées par le nouveau parti de l'Avant Garde des Libertés de l'ancien chef du gouvernement Ali Benflis, qui avait perdu l’élection présidentielle face à Bouteflika en 2014. Le Parlement algérien compte également un Sénat, avec 96 personnes élues au scrutin indirect et 48 qui sont désignés par le chef de l'État.

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