L'armée américaine a dévoilé mercredi un projet de retrait d'environ 12 000 militaires d'Allemagne, conformément à la volonté de Donald Trump, mais elle a précisé que près de la moitié de ces soldats resteraient stationnés en Europe en raison des tensions avec la Russie.

Les États-Unis ont décidé de retirer près de 12.000 militaires hors d'Allemagne, notamment de Stuttgart, pour en repositionner une grande partie en Belgique et en Italie Auteur :
Les États-Unis ont décidé de retirer près de 12.000 militaires hors d'Allemagne, notamment de Stuttgart, pour en repositionner une grande partie en Belgique et en Italie Auteur : © AFP / DPA / Sebastian Gollnow

Les États-Unis annoncent vouloir retirer d’Allemagne près de 12 000 de leurs militaires. Plus de la moitié d’entre eux seraient rapatriés, les autres repositionnés en Belgique et en Italie, mais aussi en Pologne et dans les Pays baltes. Le Pentagone parle d’un choix stratégique, alors que Donald Trump y voit la conséquence du refus de l’Allemagne de payer davantage pour assurer sa défense.

Cet argument, le président américain le répète à l'envi depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Aujourd'hui, il ajoute très prosaïquement :

On en a marre d'être des pigeons, nous réduisons nos forces parce qu'ils ne paient pas.

La réduction du nombre de soldats américains stationnés en Allemagne était déjà actée. Leur effectif permanent pourrait passer d'environ 35 000 à 23 000 personnes.

Plus de la moitié des 12 000 militaires ainsi disponibles seraient rapatriés, 2 000 autres répartis entre l'Italie et la Belgique, où le quartier général des forces états-uniennes en Europe – actuellement à Stuttgart – serait transféré. Les effectifs restants pourraient être envoyés dans d'autres pays de l'Otan, notamment en Pologne et dans les Pays baltes.

Le Pentagone parle d'un objectif de dissuasion face à la Russie. Mais le volume des forces qui seraient redéployées plus à l'est et plus au nord n'est guère significatif. Il ne traduit pas un changement stratégique, même s'il rassure les pays les plus proches de la Russie. De plus, aucun calendrier n'est avancé. Le Pentagone dit que les premiers mouvements pourraient intervenir dans quelques semaines, mais achever une telle opération prendrait des mois, voire des années.

Donald Trump lui-même laisse entendre que ce plan pourrait être revu si l'Allemagne met la main au portefeuille, une façon d’accentuer la pression sur Berlin et peut-être de complaire à son propre électorat. À trois mois du scrutin présidentiel aux États-Unis, rien n'est figé.

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