La chancellière Merkel
La chancellière Merkel © Michael Sohn/AP/SIPA

La chancelière allemande Angela Merkel fait face à de vives critiques sur sa politique d'immigration à la suite d'une série de viols et agressions sexuelles à Cologne la nuit du 1er de l'An. L'extrême-droite a saisi l'occasion pour accuser des migrants, alors que l'enquête ne fait que commencer.

Les détracteurs de la chancelière cherchent désormais à lier l'agression d'une centaine de femmes à sa politique d'ouverture envers les réfugiés.

Une centaine de femmes agressées sexuellement

Plus d'une centaine de femmes ont déposé plainte pour agressions sexuelles et deux ont déposé plainte pour viol. Tous ces actes auraient été commis à Cologne la même nuit, lors d'un rassemblement de plusieurs milliers de personnes autour de la gare. Les détracteurs de la politique d'immigration de Merkel affirment que des victimes parlent d'agresseurs étrangers, venant d'Afrique du Nord. A ce stade, les autorités affirment ne disposer d'aucune information à ce sujet. Les enquêtes sont en cours.

La chancelière face à sa propre famille politique

Angela Merkel va affronter la branche locale de sa famille politique, la CSU, ce marecredi après-midi en bavière. Elle était justement invitée de longue date à la réunion de rentrée de la CSU. Ses pairs comptaient lui redire à quel point elle juge le cap du gouvernement sur le dossier des réfugiés, dangereux pour le pays.

Si des demandeurs d'asile ou des réfugiés se livrent à de telles agressions" comme à Cologne, "cela doit conduire à la fin immédiate de leur séjour en Allemagne, a lancé le secrétaire général de la CSU, Andreas Scheuer

L'Allemagne a accueilli un million cent mille demandeurs d'asile en 2015 (en majorité de Syrie, Afghanistan, Irak, Albanie et Kosovo), soit environ cinq fois plus qu'en 2014.

Le mea culpa de la télévision publique

Les thèses complotistes fleurissent sur internet et dans les mouvements populistes, accusant les grands médias d'avoir à dessein passé sous silence les événements de Cologne pour ne pas alimenter le discours anti-migrants. Elles sont en partie alimentées par la chaîne publique ZDF, qui a fait son mea culpa pour ne pas avoir mentionné les événements de Cologne avant mardi, parlant d'une "négligence".

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