La chancelière allemande a annoncé dimanche soir qu'elle briguera un quatrième mandat, aux élections fédérales de septembre prochain.

Angela Merkel, dimanche lors de sa conférence de presse au siège du pari CDU
Angela Merkel, dimanche lors de sa conférence de presse au siège du pari CDU © AFP / TOBIAS SCHWARZ

Une campagne de plus pour, peut-être, égaler un record de longévité : celui d'Helmut Kohl, chancelier pendant 16 ans, de 1982 à 1998. Angela Merkel l'a annoncé dimanche soir : elle va donc repartir au combat en 2017. Et ce n'est une surprise pour personne : cette quatrième candidature a fini par s'imposer comme une évidence, après une période de doute au plus fort de la crise des réfugiés.

"Nos citoyens ne comprendraient pas que je ne mette pas encore une fois mon expérience au service de l'Allemagne" (Angela Merkel)

Après 11 ans à la tête du pays, Angela Merkel veut encore "servir l'Allemagne" et défendre "les valeurs démocratiques" face à la mondée du populisme. "En 2005, lors de ma première campagne, j'avais dit 'Je veux servir l'Allemagne', aujourd'hui encore c'est ce qui guide mon action, particulièrement dans la période difficile et pleine d'incertitudes que nous traversions", a-t-elle déclaré dimanche.

Figure de stabilité

Fragilisée comme jamais depuis son arrivée au pouvoir, la Chancelière a rebondi, et fait taire les critiques dans son parti, la CDU. Sa côte de popularité est même remontée à 71% d'opinions favorables. Angela Merkel reste un symbole de stabilité, une figure rassurante : un atout dans cette période d'incertitude, après le Brexit et l'élection de Donald Trump.

Il peut se passer beaucoup de choses d'ici aux élections fédérales – entretemps, la France aura voté – mais la Chancelière a toutes les chances, pour le moment, d'être reconduite. D'ici là, la campagne s'annonce plus tendue que jamais, dans une société allemande très divisée. Pour preuve, le slogan que les populistes de l'AfD ont déjà trouvé : "Merkel muss weg", Merkel doit s'en aller.

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