Chancelière depuis 2005, Angela Merkel obtient un quatrième mandat au terme des législatives. Mais elle perd sa coalition avec le SPD, et la droite nationaliste entre au Parlement.

Pancartes lors d'une manifestation du parti de droite nationaliste AfD ("Pour le droit et la sécurité")
Pancartes lors d'une manifestation du parti de droite nationaliste AfD ("Pour le droit et la sécurité") © Reuters / Ralph Orlowski

Avec un gros tiers des voix selon les médias allemands, le bloc conservateur CDU-CSU d'Angela Merkel est assuré de rester la première force du parlement allemand. Mais cette victoire pour la chancelière s'accompagne de deux motifs d'inquiétude.

D'abord, les sociaux-démocrates du SPD obtiennent certes un score largement inférieur à celui qu'il avait auparavant (aux alentours de 20 %), mais ils restent la deuxième force parlementaire du pays. Le problème, pour Angela Merkel, c'est qu'ils ont aussi décidé dès le soir du scrutin de mettre fin à la "grande coalition" en place depuis quatre ans, et qui lui assurait une majorité absolue au Bundestag. "Nous avons reçu un mandat clair des électeurs pour aller dans l'opposition", assurait une responsable du parti, Manuela Schwesig. "Pour nous, la grande coalition s'achève aujourd'hui".

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Victoire à la Pyrrhus

De son côté, le parti d'extrême-droite AfD a réussi son pari : avec un score projeté de 13,5 %, il devient la troisième force du pays, et a promis dès l'annonce des premières estimations de profiter de cette position pour "changer le pays". Pour cette droite nationaliste et ouvertement anti-immigration, c'est une percée historique, du jamais-vu depuis 1945 pour un mouvement de ce type. Une victoire saluée notamment, en France, par la présidente du Front national

Enfin, derrière ces trois partis, on trouve les libéraux du FDP, les Grünen (les Verts) et la gauche radicale Die Linke, tous aux alentours de 10 %. Angela Merkel ne peut désormais compter que sur les deux premiers (libéraux et écologistes, la gauche lui étant radicalement opposée) et devrait donc tenter de les convaincre de former une nouvelle coalition. Une coalition qui sera de toute façon bien plus faible que la précédente.

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