David Ali Sonboly, le jeune homme de 18 ans qui a tué 9 personnes vendredi, était fasciné par les tueries de masse. Un comportement meurtrier et solitaire appelé "amok".

Le recueillement devant le centre commercial où s'est déroulée la fusillade
Le recueillement devant le centre commercial où s'est déroulée la fusillade © Reuters / Arnd Wiegmann

L'auteur de la fusillade de Munich en Allemagne, qui a fait 9 morts et 35 blessés vendredi soir, avait préparé et planifié son geste depuis l'été dernier, mais n'a pas choisi ses victimes au moment de passer à l'acte, selon les enquêteurs.

David Ali Sonboly, atteint de troubles psychiatriques, était pris d'une folie meurtrière baptisée "amok".

En France, le mot est peu utilisé, mais en Allemagne, tout le monde sait ce que cela signifie. Le terme "amok" est d'ailleurs à la une de tous les journaux allemands depuis hier. Le germano-iranien de 18 ans, qui s'est suicidé peu de temps après l'attaque, était accro aux jeux vidéo violents et collectionnait les coupures de presse sur les auteurs de tueries de masse.

L'amok, un comportement meurtrier solitaire

Les meurtriers qui commettent un amok, sont pris de pulsions meurtrières solitaires. David Ali Sonboly, qui a commis la tuerie de Munich 5 ans jours pour jour après celle d'Utoya en Norvège, était selon la police allemande fasciné par son auteur, le militant d'extrême-droite Anders Breivik. L’Allemagne serait, après les Etats Unis, le pays le plus frappé par le phénomène amok.

En 1922, l'écrivain autrichien Stefan Zweig avait écrit une nouvelle intitulée "Amok ou le fou de Malaisie" dans laquelle il est question d'un homme pris d'une pulsion meurtrière incontrôlable.

Les explications de notre correspondant en Allemagne David Philippot

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A Munich, le jeune meurtrier était passionné par l'"amok"

Par David Philippot
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