Un réfugié syrien de 27 ans souffrant de troubles psychiatriques est mort ce dimanche dans l'explosion qu'il a provoquée devant un restaurant à proximité d'un festival à Ansbach.

"Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens", a expliqué le ministre de l'Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann.
"Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens", a expliqué le ministre de l'Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann. © Maxppp / DANIEL KARMANN

"Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens", a expliqué le ministre de l'Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann. Ce demandeur d'asile, dont la demande avait été rejetée il y a un an, a blessé 12 personnes, dont trois grièvement. Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a évoqué des pièces de métal ajoutées à l'explosif.

L'auteur de l'explosion souhaitait "empêcher" la tenue du festival de musique auquel participaient plus de 2.500 personnes. Il a vainement tenté d’entrer dans l’enceinte du festival sans y parvenir faute de ticket. Vers 22 heures, la bombe a explosé. Cet homme résidait à Ansbach. Par deux fois, il avait tenté de se suicider à la suite de quoi, il avait séjourné dans une clinique psychiatrique, ont précisé les autorités allemandes.

Cet attentat survient en Allemagne dans un contexte particulièrement tragique. A Munich, vendredi soir, l’attaque meurtrière d’un déséquilibré a fait 9 morts et 11 blessés. Le 18 juillet, un demandeur d'asile a blessé à la hache cinq personnes dans un train à Wurtzbourg, lors d'une attaque revendiquée par le groupe jihadiste. Cette accumulation est susceptible de redonner de l'ardeur aux opposants à la politique d'ouverture de la chancelière Angela Merkel à l'égard des réfugiés en 2015.

La Bavière, où se sont déroulées ces tragédies, est à la fois la porte d'entrée en Allemagne des migrants et une région dirigée par les plus farouches opposants à l’accueil des réfugiés. Le parti conservateur" CSU exige à nouveau depuis la semaine dernière un plafonnement de leur nombre en Allemagne.

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