A Rafah un Palestinien pleure alors qu'on évacue le cadavre de sa mère des décombres de leur maison détruite par une frappe
A Rafah un Palestinien pleure alors qu'on évacue le cadavre de sa mère des décombres de leur maison détruite par une frappe © REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa/Files

Dans un rapport publié mercredi "Black Friday : carnage in Rafah", l'ONG accuse Israël d'avoir commis des crimes de guerres en tuant au moins 135 civils, en représailles pour la capture d'un de ses soldats lors de la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza.

Amnesty se demande même si " le caractère systématique et apparemment délibéré des attaques aériennes et terrestres sur Rafah" ne pourrait pas "également constituer un crime contre l'humanité".

Amnesty a mené une enquête sur les attaques qui ont commencé le 1er août 2014 à Rafah, après la disparition, puis l'annonce de la mort d'un soldat israélien, le lieutenant Hadar Goldin.

Israël a alors lancé une opération militaire de grande ampleur. Le rapport, très documenté, cite des témoins évoquant "des scènes de panique et de chaos sous un déluge de feu des avions F-16, des drones, des hélicoptères et de l'artillerie, tuant des civils à pied ou à bord de véhicules évacuant des blessés".

Amnesty souligne que "attaquer délibérément des infrastructures et des professionnels de santé constitue un crime de guerre".

Martine Brizemur, est en charge à Amnesty des questions relatives au Proche-Orient

Attaques disproportionnées et indiscriminées tuant de nombreux civils

Israël accuse Amnesty d'obsession compulsive dès qu'il s'agit d'Israël

Amnesty demande qu'Israël réforme son système d'enquête militaires et qu'elle autorise les associatiosn des Droits de l'Homme à venir sur place mener des enquêtes indépendantes.

Les autorités israéliennes dénoncent elles "un faux récit des événements". Dans un communiqué envoyé à l'AFP, le ministère des affaires étrangères écrit :

On dirait qu'Amnesty a oublié qu'un conflit était en cours (...) et que des organisations terroristes palestiniennes menaient des attaques intensives contre l'armée israélienne depuis des zones civiles. Contrairement à ce qu'Amnesty affirme, l'armée mène toutes ses opérations conformément au droit international.

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