[scald=83829:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Un responsable du ministère turc des Affaires étrangères a déclaré lundi que le Parti socialiste risquait de nuire aux relations entre Paris et Ankara après l'élection présidentielle française s'il ne s'oppose pas au projet de loi visant à pénaliser la négation des génocides.

Le Sénat français, où la gauche est majoritaire, doit examiner le 23 janvier la proposition de loi UMP, adoptée le 22 décembre par l'Assemblée nationale, visant à pénaliser la négation des génocides reconnus en France, notamment celui des Arméniens en 1915 sous l'Empire ottoman.

Le Parlement français a adopté définitivement en 2001 une loi qui dispose que "la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915".

Le PS a laissé entendre la semaine dernière que la majeure partie des sénateurs de gauche voteraient la proposition de loi.

"Le message que nous essayons de faire entendre au Parti socialiste et à François Hollande, c'est que vous prendrez un mauvais départ avec la Turquie si vous votez cela", a déclaré à Reuters à l'ambassade de Turquie à Paris Kaya Turkmen, directeur général pour l'Europe au ministère turc des Affaires étrangères.

Turkmen, qui a été par le passé diplomate à Paris, séjourne actuellement dans la capitale française, et y restera jusqu'au vote de la semaine prochaine.

Si la proposition de loi finit par être adoptée, Ankara pourrait rappeler de nouveau son ambassadeur, qui était revenu à Paris au début du mois, et les entreprises françaises pourraient perdre des contrats passés d'Etat à Etat, a prévenu Turkmen.

John Irish, Eric Faye pour le service français

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