La Première ministre britannique Theresa May quitte officiellement son poste de leader du Parti conservateur ce vendredi. Mais son successeur ne sera pas désigné immédiatement, ce qui laisse un certain flottement dans la vie politique britannique...

Theresa May lors de l'annonce de sa démission le 24 mai devant sa résidence du 10 Downing street
Theresa May lors de l'annonce de sa démission le 24 mai devant sa résidence du 10 Downing street © AFP / Tolga AKMEN

La cérémonie du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie est la dernière apparition officielle à l'étranger de Theresa May, qui quitte formellement ce vendredi ses fonctions de cheffe du Parti conservateur britannique. May a posé, avec Emmanuel Macron, la première pierre du mémorial en hommage aux militaires britanniques à Ver-sur-Mer dans le Calvados qui ouvrira en 2020. 

Un processus de désignation long et complexe

Le principal changement, avec cette démission, c'est que le processus de désignation de son successeur, qui la remplacera aussi à la tête du gouvernement, peut désormais commencer.

Le parti Tory a modifié les règles encadrant cette "primaire" afin de resserrer le nombre de prétendants et d'accélérer la procédure. Onze candidats sont actuellement en lice, dont l'ex-maire de Londres Boris Johnson.

Les candidats doivent être soutenus par huit autres parlementaires conservateurs, un seuil quatre fois plus élevé que par le passé.

Les parlementaires conservateurs procéderont ensuite à plusieurs tours de scrutin pour réduire le nombre de candidats. Le premier tour est programmé le 13 juin, le deuxième tour, le 18 juin. Et puisque deux tours ne suffisent pas, les suivants sont fixés les 19 et 20 juin. Les deux derniers candidats encore en lice seront départagés par les quelque 160 000 membres du Parti conservateur, via un vote postal qui s'achèvera dans la semaine du 22 juillet. Des débats seront organisés au cours de cette étape finale. Il ne sera pas nécessaire d'être membre pour y assister.

Theresa May
Theresa May © Visactu / Visactu

En attendant, Theresa May... reste Première ministre

Très concrètement, démission ou non, Theresa May reste aujourd'hui à son poste. Donc le gouvernement, lui aussi, est toujours là. Et elle reste l’interlocuteur des leaders étrangers.

En réalité, cette officialisation de la démission ne permet qu’une seule chose : elle donne la possibilité à ceux qui sont candidats à son remplacement de lancer leur campagne en respectant les règles.

Et le 31 octobre, avec ou sans accord, la Grande-Bretagne sortira de l'Union européenne.

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