Les électeurs européens ne semblent pas vouloir l'implosion de l'Union européenne, mais ils se montrent également critiques de la "mauvaise" direction prise par leurs pays.

Après le Brexit, un tiers des Européens interrogés se montrent favorables à une sortie de l'Union européenne
Après le Brexit, un tiers des Européens interrogés se montrent favorables à une sortie de l'Union européenne © Maxppp /

Le Brexit n'a pas vraiment suscité de passion chez les autres électeurs européens. Six mois après ce vote de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, Win/Gallup international publie ce jeudi les résultats d'un sondage mené auprès de près de 15.000 Européens.

Si ces derniers se montrent globalement critiques sur l'avenir de leur pays, ils sont moins nombreux que par le passé à souhaiter que leur pays sorte de l'UE. Mais la montée du populisme est crainte en Europe et rend les futures élections en France et en Allemagne très attendues.

Selon le sondage mené en ligne auprès de 14.969 Européens, une minorité d'électeurs se dit prête à voter pour une sortie de l'UE : 36% des sondés s'y disent favorables en moyenne sur les quinze pays européens étudiés (dont le Royaume-Uni), un chiffre en légère augmentation par rapport à 2015 (33%). Le soutien apporté au bloc européen reste cependant bien supérieur à 60% en France, en Italie ou en Allemagne.

De l'avis général, les pays européens vont "dans la mauvaise direction"

Dans ces pays, pourtant, le mécontentement est prononcé. Près de 90% des Grecs interrogés estiment que leur pays va dans la mauvaise direction, comme 82% des Français, 79% des Italiens et 62% des Allemands.

En Allemagne, en France et en Belgique, la part des sondés favorables à une sortie de l'Union a diminué par rapport à l'année dernière. Mais en Finlande et en Grèce, cette part a au contraire augmenté, passant respectivement de 29 à 40% et de 38 à 46%.

Les migrants et réfugiés jugés trop nombreux

Enfin, 60% des sondés disent souhaiter moins de migrants et de réfugiés dans leur pays. En Grèce, 86% des sondés souhaitent leur moindre présence, contre 75% des Italiens et 64% des Allemands. L'étude a été réalisée du 25 novembre au 7 décembre, avant l'attaque au camion sur un marché de Noël berlinois qui a fait douze morts le 19 décembre.

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