vladimir poutine veut "éradiquer" le terrorisme
vladimir poutine veut "éradiquer" le terrorisme © reuters
par Sergei Karpov VOLGOGRAD, Russie (Reuters) - Vladimir Poutine s'est engagé mardi à en finir avec les "terroristes", à la suite de deux attentats meurtriers commis en moins de 24 heures à Volgograd, à quelques centaines de kilomètres de Sotchi, qui accueillera les Jeux olympiques d'hiver en février. Le président russe, qui présentait ses voeux pour 2014, n'avait pas encore réagi aux attentats qui ont fait 34 morts dans l'ancienne Stalingrad, située dans le Sud, non loin du Nord-Caucase où est active une insurrection islamiste. Les attaques ont ravivé les craintes d'une offensive des rebelles à l'approche des Jeux Olympiques qui s'ouvriront le 7 février à Sotchi, à 690 kilomètres de Volgograd, et sont pour le Kremlin une occasion importante d'asseoir l'image de marque de la Russie sur la scène internationale. "Je suis certain que nous continuerons à lutter sans trêve et avec acharnement contre les terroristes jusqu'à leur éradication complète", a dit Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russe. "Chers amis, nous nous inclinons devant les victimes de ces cruels actes terroristes", a-t-il dit lors d'une visite à Khabarovsk, sur la côte Est. La police russe a procédé mardi à plusieurs dizaines d'arrestations à Volgograd, mais rien n'indique à ce stade que les personnes interpellées sont liées aux deux attentats qui ont frappé la gare de la ville dimanche, puis un trolleybus lundi. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de ces attaques, mais le chef des insurgés islamistes du Nord-Caucase, le Tchétchène Dokou Oumarov, a appelé ses partisans à recourir à "la force maximale" pour empêcher la tenue des Jeux. DÉFI POUR POUTINE À Volgograd, une ville d'un million d'habitants, des bouquets de fleurs ont été déposés sur les lieux des attentats, où des habitants sont venus se recueillir. Les deux attentats sont un défi pour Vladimir Poutine qui a écrasé les rebelles en Tchétchénie et remis en place une administration favorable au Kremlin à Grozny il y a plus de dix ans, en 1999-2000, mais n'a pu venir à bout de l'insurrection islamiste qui s'est alors développée dans le Nord-Caucase. D'après Andreï Piliptchouk, qui dirige les services d'urgence, quelque 5.200 policiers et membres des forces du ministère de l'Intérieur ont été mobilisés pour la vague d'arrestations à Volgograd. Il a ajouté que 87 personnes avaient été interpellées pour n'avoir pu produire de documents d'identité en règle ou avoir opposé une forme de résistance aux policiers. Certains portaient des armes sur eux. L'agence de presse Itar-Tass précise que la police se concentre sur les travailleurs immigrés provenant du Caucase et d'anciennes républiques soviétiques. D'après les enquêteurs, l'attentat suicide contre le bus, lundi matin en pleine heure de pointe, a été commis par un homme. L'attentat de la veille contre la gare de Volgograd avait été initialement attribué à une femme kamikaze, une "veuve noire" de combattants islamistes tués par les forces russes, mais les autorités ont indiqué par la suite que l'auteur de l'attentat était peut-être un homme. Citant des sources anonymes, l'agence Interfax ajoute que l'auteur de l'attaque de dimanche serait un Russe converti à l'islam qui aurait rejoint les maquis islamistes du Daguestan début 2012. Henri-Pierre André et Julien Dury pour le service français
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