Ariel Sharon, ancien Premier ministre israélien, est mort. Il était plongé dans le coma depuis huit ans après une attaque cérébrale en janvier 2006. Des funérailles nationales sont prévues pour l'ancien général de 85 ans.

L'état de santé de l'ancien Premier ministre s’est brusquement aggravé le 1er janvier. Sharon, victime d’une attaque cérébrale le 4 janvier 2006, était hospitalisé depuis huit ans au centre Shiva de l'hôpital Tel Hashomer près de Tel-Aviv, après la décision de ses fils de le maintenir en vie sous assistance médicale,

Sharon, celui qui promeut les colonies mais aussi qui se retire de la bande de Gaza

Ariel Sharon restera dans l'Histoire comme l'artisan en 1982 de l'invasion du Liban alors qu'il était ministre de la Défense, mais aussi comme le chef de gouvernement israélien qui aura évacué les troupes et les colons de la bande de Gaza en 2005.

Celui qui a participé à toutes les guerres israélo-arabes depuis celle de 1948-1949 après la fondation de l'Etat d'Israël jusqu'à celle du Kippour en 1973 et promu les implantations de colonies juives dans les territoires palestiniens, mais aussi celui qui a créé la surprise en annonçant le retrait unilatéral de l'armée et des colons israéliens de la bande de Gaza en 2005. Personne avant lui n'avait osé démanteler des colonies.

Sharon sera celui qui a fondé un courant centriste avec pour but déclaré de faire avancer la paix avec les Palestiniens et l’homme qui est à l'origine du mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.

De champion de la colonisation, il est parvenu sur le tard à la conclusion qu'Israël devait renoncer à garder tous les territoires conquis durant la guerre de juin 1967 s'il voulait rester un Etat "juif et démocratique".

Mais Ariel Sharon restera dans l’histoire aussi comme le responsable des massacres de Sabra et Chatila au Liban de septembre 1982.

Une commission d'enquête officielle avait conclu à sa responsabilité pour n'avoir ni prévu ni empêché les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth en septembre 1982, perpétrés par une milice chrétienne alliée d'Israël. Il avait été contraint à la démission, ce qui ne l'avait pas empêché de devenir Premier ministre en 2001, poste auquel il avait été réélu en 2003.

Des funérailles nationales sont d’ores et déjà annoncées.