Les participants au congrès de la NRA, le lobby des armes aux Etats-Unis, n'auront pas le droit d'être armés ce vendredi. Et ce en raison de la venue de Donald Trump et du vice-président Mike Pence. Un comble pour ces ardents défenseurs du port d'armes.

Donald Trump au congrès de la NRA à Atlanta en 2017
Donald Trump au congrès de la NRA à Atlanta en 2017 © AFP / SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Les participants au Congrès annuel de la National Rifle Association (NRA) pourront apporter leurs armes à feu, comme chaque année. 

Mais une journée sera "gun-free" : ce vendredi, jour de visite du président américain.

Sur Twitter, la NRA annonce que les services secrets américains auront en charge la sécurité du forum. 

Or, les services secrets interdisent toujours les armes sur les lieux qu'ils protègent. Les armes factices, les perches à selfies et les couteaux seront également interdits lors de la venue du président et du vice-président américains.

Les partisans d'un plus grand contrôle des armes à feu s'en sont donné à cœur joie sur les réseaux sociaux pour dénoncer l'ironie de cette annonce. 

Comme David Hogg, élève du lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride, où 17 personnes ont été tuées lors d'une fusillade en février dernier.

C'est drôle qu'ils soient obligés d'interdire les armes pour se protéger eux-mêmes alors que leur cheval de bataille c'est de dire que plus d'armes permettent une meilleure protection.

La venue de Trump et Pence montre l'importance que l'exécutif américain accorde aux armes à feu. Trois semaines après la plus grande manifestation anti-armes, le message est clair envers tous ceux qui espèrent un durcissement de la loi.

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