une majorité de français opposés à une intervention en syrie, selon ifop
une majorité de français opposés à une intervention en syrie, selon ifop © reuters

Les forces gouvernementales syriennes bombardent délibérément des hôpitaux et des centres de soins pour empêcher blessés et malades d'avoir accès aux soins, rapportent vendredi les Nations unies dans un rapport. Bachar al Assad et son aviation font "de l'interdiction de l'accès aux soins une arme de guerre", en particulier dans les zones contrôlées par l'opposition, ajoutent les enquêteurs de l'Onu.

Le Brésilien Paulo Pinheiro, qui dirige la commission d'enquête de l'Onu, a déclaré:

Il est également prouvé que des groupes armés antigouvernementaux ont attaqué des hôpitaux dans certains endroits. La configuration des attaques montre que les forces gouvernementales ont délibérément ciblé des hôpitaux et des centres de soins médicaux à des fins d'ordre militaire en privant d'aide médicale des groupes armés antigouvernementaux et leurs partisans présumés.

L'armée syrienne occupe des hôpitaux qui servent de bases arrière pour ses tireurs embusqués, ses blindés et ses soldats. Des ambulanciers, infirmiers et médecins sont attaqués, arrêtés, torturés ou disparaissent à l'occasion de violations "insidieuses" du droit international, estiment les rapporteurs.

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Les enquêteurs de l'Onu affirment ainsi:

S'attaquer directement et délibérément à des hôpitaux et à d'autres sites abritant des malades et des blessés ainsi que des centres de soins utilisant l'emblème de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge constitue un crime de guerre dans un conflit armé à caractère non-international.

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image lien dossier Syrie OK © Radio France

Des patients ont également été battus, brûlés à l'aide de cigarettes et torturés à mort dans un hôpital militaire du quartier damascène de Mezze. L'équipe de 20 experts des droits de l'homme dirigés par Paulo Pinheiro n'a pas été autorisée à se rendre en Syrie. Elle a interrogé ces deux dernières années dans les pays voisins plus de 2.000 réfugiés, transfuges, anciens patients et ex-membres du personnel soignant syriens.

Pour le moment, aucun camp n'a réagi à ces allégations qui seront débattues lundi à Genève au Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

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