François Hollande
François Hollande © MaxPPP

Hervé Gourdel, le Français enlevé dimanche en Algérie, a été décapité par ses ravisseurs en représailles aux frappes aériennes françaises contre l'organisation État islamique en Irak.

François Hollande a confirmé la mort de l'otage, mise en scène dans une vidéo postée sur internet mercredi, et a souligné que la France continuerait à "lutter contre le terrorisme partout, et notamment contre le groupe Daech".

Hervé Gourdel "a été victime d'un crime odieux dont les auteurs devront être châtiés", a déclaré le président français en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York :

Hervé Gourdel est mort parce qu'il était français, parce que son pays, la France combat le terrorisme. Ma détermination est totale et cette agression ne fait que la renforcer. Nous continuerons à lutter contre le terrorisme partout et notamment contre le groupe qu'on appelle Daech et qui répand la mort en Irak, en Syrie.

Lors d'une conférence de presse, le président a dit avoir reçu du Premier ministre algérien l'assurance que ce dernier mobiliserait "toutes les forces possibles pour retrouver les assassins" d'Hervé Gourdel, ainsi que le corps du défunt.

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"Il n'y a pas eu le temps nécessaire pour retrouver Hervé Gourdel. C'est pourquoi il a été exécuté très vite car les terroristes savaient qu'ils étaient pourchassés", a dit François Hollande, qui a précisé que les autorités algériennes avaient envoyé quelque 1.500 soldats dans la région.

otage carte Algérie
otage carte Algérie © Radio France

Insistant sur l'importance de lutter contre le terrorisme "à tous les niveaux et partout où il sévit", le chef de l'Etat a salué l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu de la résolution 2.178 sur les combattants étrangers. À la tribune de l'Onu, le président a affirmé que les opérations militaires aériennes françaises contre le groupe État islamique se poursuivraient "le temps nécessaire" :

La lutte contre le terrorisme sera poursuivie, amplifiée autant qu'il est nécessaire.

Conseil de défense ce jeudi à l'Élysée

François Hollande a annoncé la tenue jeudi à l'Élysée d'un conseil de défense pour fixer les buts militaires de l'opération et assurer la sécurité des ressortissants français en France et à l'étranger. Il a renouvelé son appel à la vigilance pour que "nul ne s'expose à un risque inutile".

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Dès la vidéo authentifiée, le chef de l'État s'est entretenu par téléphone avec la famille du défunt, qui résidait une partie de l'année à Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes). Âgé de 55 ans, originaire de Nice, Hervé Gourdel, qui était guide de haute montagne, était parti en Algérie pour faire de la randonnée. Il avait été enlevé dimanche dans le massif du Djurdjura, en Kabylie, près de Tizi Ouzou, à l'est d'Alger.

Qui était Hervé Gourdel ? Son portrait par Antoine Giniaux

L'armée algérienne avait lancé de vastes opérations de recherche, sans succès. Son enlèvement avait été revendiqué lundi dans une vidéo par les Soldats du Califat (Jund Al Khalifah), un groupe algérien qui a fait allégeance à l'EI après avoir rompu avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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Les djihadistes menaçaient d'exécuter l'otage si la France ne renonçait pas "dans les 24 heures" à ses frappes aériennes en Irak, un ultimatum rejeté mardi par François Hollande.

Hervé Gourdel assassiné en Algérie
Hervé Gourdel assassiné en Algérie © Radio France
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