Serge Atlaoui
Serge Atlaoui © Reuters / Stringer Indonesia

Neuf condamnés à la peine capitale dont huit étrangers attendent ce mardi leur exécution "après minuit" (17h GMT). Les derniers préparatifs sont en cours alors que les familles ont rendu une dernière visite à la "prison de la mort" où sont arrivés des cercueils blancs.

Deux Australiens, un Brésilien, une Philippine, quatre Nigérians et un Indonésien tous condamnés pour trafic de drogue devaient être fusillés dans la nuit de mardi à mercredi.

Les condamnés avaient reçu une notification d'exécution avec un préalable d'au moins 72 heures qui leur a été remise samedi en fin de journée. Les exécutions ont lieu habituellement peu après minuit (17H00 GMT) et des médias australiens ont publié des photos de croix mortuaires destinées aux cercueils des condamnés, avec la date du mercredi 29.04.2015.

De son côté, le Francçais Serge Atlaoui attend le résultat de l'appel pour éviter son exécution. Un appel qui aurait été rejeté par le tribunal administratif de Jakarta, d'après le Jakarta Post.

60% de la population mondiale vit dans un Etat où la justice pratique la peine de mort

Condamné à mort lui aussi pour trafic de drogue, le Français Serge Atlaoui, 51 ans, a été retiré au dernier moment de cette liste en raison d'un recours en cours devant la justice. Mais le porte-parole du parquet général indonésien, Tony Spontana, a réaffirmé mardi à l'AFP qu'en cas de rejet de sa procédure, il serait exécuté seul, et que les autorités n'attendraient "pas très longtemps".

Ariane Grésillon de l'organisation "Ensemble contre la peine de mort" se mobilise pour le cas de Serge Atlaoui en particulier mais milite contre la peine capitale en général. Elle était l'invité du journal de 13h de France Inter, et d'après elle, aujourd'hui 60% de la population mondiale vit dans un Etat où la justice pratique la peine de mort.

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