L'auteur de l'attaque devant le Parlement à Londres mercredi, est britannique, a annoncé Theresa May. L'attentat a fait quatre morts, dont l'assaillant.

L'attaque a eu lieu au pied de Big Ben, à Londres
L'attaque a eu lieu au pied de Big Ben, à Londres © AFP / Niklas HALLE'N

L'auteur de l'attaque mercredi devant le Parlement de Londres est né en Grande-Bretagne et avait été surveillé par le MI5, les services secrets britanniques, a confirmé Theresa May jeudi. La Première ministre a expliqué que cet homme, un temps soupçonné d’"extrémisme violent", "n'était pas dans le radar des services de renseignement ces temps-ci".

Le bilan a été revu à la baisse ce jeudi matin, au lendemain de l'attaque sur le pont de Westminster à Londres : trois morts (plus l'assaillant) et une trentaine de blessés, un an jour pour jour après les attentats meurtriers de Bruxelles. Le niveau d'alerte terroriste en Grande-Bretagne reste au niveau "grave", comme depuis août 2014, alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour en savoir plus sur l'auteur de cette attaque.

Une perquisition a lieu ce jeudi matin à Birmingham et dans d'autres villes dans le cadre de l'enquête, ont annoncé les médias britanniques. Les routes principales ont été coupées à partir de cinq heures du matin. Le chef de l'antiterrorisme Mark Rowley a déclaré que sept personnes avaient été interpellées.

Que s'est-il passé ?

L'attaque a eu lieu en début d'après-midi, vers 15h30, sur le pont de Westminster, qui se trouve devant le Parlement britannique, un lieu très fréquenté par les touristes venus admirer la célèbre tour de Big Ben ou l'abbaye de Westminster. "On était sur l'avenue quand on a entendu des tirs", raconte Craig Meichan, étudiant venu de Liverpool.

Selon le commandant de l'antiterrorisme britannique Mark Rowley, un homme seul au volant d'un SUV a renversé plusieurs piétons sur le pont. Après avoir embouti la voiture contre les grilles du palais de Westminster, il s'est rué sur l'une des entrées du Parlement, où il a poignardé un policier. La police a tiré sur lui alors qu'il tentait de s'attaquer à un deuxième agent. Les députés ont été confinés dans le Parlement, et le Premier ministre Theresa May.

Ce qu'il s'est passé mercredi 22 mars à Londres
Ce qu'il s'est passé mercredi 22 mars à Londres © Visactu

Quel bilan ?

Alors que le chiffre de quatre morts était donné depuis mercredi soir, il a été revu à la baisse jeudi matin à trois morts (en plus de l'assaillant), dont le policier poignardé et deux personnes renversées par la voiture sur le pont, au début de l'attaque.

Il y a également une quarantaine de blessés, dont trois lycéens français originaires de Concarneau, qui étaient en voyage scolaire, dont deux dans un état grave. Il y a également deux ressortissants roumains parmi les blessés, cinq touristes sud-coréens et un Portugais. Une femme, qui s'est jetée du pont pour échapper au véhicule, a été repêchée grièvement blessée.

Ce bilan fait de cette attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005, revendiqués par des sympathisants d'Al-Qaïda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun.

Qui est l'auteur de l'attaque ?

Les enquêteurs ignorent encore l'identité de l'assaillant. L'homme, barbu et vêtu de noir selon les témoins, a agi seul, mais on ne sait pas s'il a été aidé dans la préparation de son acte. Mercredi soir, Mark Rowley a déclaré qu'il ne ferait "pas de commentaires sur l'identité de l'assaillant (...), mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste", a-t-il ajouté. L'attaque n'a pas encore été revendiquée.

Quelles réactions ?

Au Royaume-Uni, vêtue de noir, Theresa May a pris la parole pour une allocution prononcée devant le 10 Downing Streeet. "Les forces du mal ne nous diviseront pas", a-t-elle déclaré. Même discours pour le maire de Londres, Sadiq Khan : "Les Londoniens ne se laisseront pas intimider par le terrorisme". Dans la presse ce jeudi matin, les journaux qualifient l'attentat "d'attaque contre la démocratie".

En France, le président François Hollande a appelé Theresa May "pour lui présenter [ses] condoléances", a-t-il déclaré mercredi soir. "Elle est forte et se porte très bien". Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires Etrangères, est attendu ce jeudi au chevet des trois jeunes Français blessés.

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